BIEN-ÊTRE

On n'est jamais trop vieux pour commencer à s'entraîner en endurance

09/05/2014 01:40 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT
Jordan Siemens via Getty Images

MONTRÉAL - On n'est jamais trop vieux pour entamer un entraînement d'endurance, démontre une étude réalisée par un chercheur français.

David Matelot, de Institut national de la santé et de la recherche médicale, à Rennes, a recruté 40 hommes en santé, âgés de 55 à 70 ans, qui ont été divisés en fonction de leur niveau d'activité physique et de l'âge à partir duquel ils ont commencé à s'entraîner.

Dix des participants ne s'étaient jamais entraînés plus de deux heures par semaine pendant toute leur vie, et 30 s'entraînaient au moins sept heures par semaine depuis plus de cinq ans. Parmi ceux-ci, 16 avaient commencé à s'entraîner avant l'âge de 30 ans et 14 après l'âge de 40 ans.

Ces hommes s'entraînaient soit à la course à pied, soit au vélo. Ceux qui avaient commencé à s'entraîner avant l'âge de 30 ans s'entraînaient, en moyenne, depuis 39 ans (depuis l'âge de 22 ans) et ceux qui avaient commencé à 40 ans depuis 18 ans (depuis l'âge de 48 ans). Tous les participants ont été soumis à une batterie de tests.

Le pouls au repos des hommes qui s'entraînaient était nettement plus lent que le pouls au repos des hommes qui ne s'entraînaient pas. Le coeur des hommes qui s'entraînaient était aussi plus développé et leur organisme semblait consommer l'oxygène plus efficacement.

L'étude a aussi permis à M. Matelot de découvrir que le coeur des hommes actifs avait profité de leur entraînement, peu importe l'âge auquel ils avaient commencé. Un entraînement débuté à l'âge de 40 ans ne limite donc pas les bienfaits cardiaques, a-t-il dit.

Toutefois, poursuit-il, un entraînement d'endurance est également bénéfique pour la densité osseuse et la masse musculaire, et on sait que ces bienfaits sont plus importants si l'entraînement est débuté tôt pendant la vie.

M. Matelot rappelle que le vieillissement s'accompagne de différents changements au système cardiovasculaire. L'activité physique, si elle est incapable de bloquer ces changements, peut à tout le moins les ralentir. On ne sait toutefois pas si un entraînement débuté plus tard pendant la vie peut renverser l'impact sur le coeur d'une vie sédentaire.

M. Matelot répète enfin le même message: un entraînement de forte intensité pendant plusieurs heures chaque semaine n'est pas nécessaire, et le simple fait de gravir les escaliers ou de sortir jardiner peut se révéler bénéfique.

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