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Mondial-2014 - Après le Brésil, la FIFA va remettre les choses à plat

09/05/2014 09:20 EDT | Actualisé 09/07/2014 05:12 EDT

La FIFA va tenter de tirer les leçons des Coupes du monde 2010 en Afrique du Sud et 2014 au Brésil lors d'une réunion en septembre afin d'éviter d'autres écueils pour les Mondiaux prévus en Russie en 2018 et au Qatar en 2022.

Lors d'une table ronde avec les agences de presse internationales, le secrétaire général de la FIFA Jérôme Valcke a expliqué que seraient conviés tous les responsables des comités d'organisation des différents pays hôtes des Coupes du monde de 2010 à 2022 afin de voir comment mieux travailler ensemble.

"Nous discuterons autant que possible les problèmes que nous avons rencontrés pour 2010 et 2014 et les problèmes que nous voyons pour 2018 et 2022", a précisé le N.2 de la Fédération.

Car le Français s'attend à ce que les choses ne soient pas faciles non plus en Russie. Mis à part à Moscou et Saint-Pétersbourg, deux villes hébergeant de grands clubs de football, les conditions climatiques sévissant l'hiver dans certaines régions risquent de rendre le calendrier serré pour la construction des stades.

Au Brésil, les retards considérables dans les travaux ont déjà mis la FIFA sous pression.

"Certains ont dit +mais pourquoi vous n'avez pas exclu un stade parce que vous voyiez bien que le stade ne sera pas prêt, vous n'avez fait que repousser votre date-butoir et vous avez votre stade à la dernière minute ?+ Mais c'est si facile à écrire et si difficile à faire. De décider seulement d'un stade en moins quand le nombre de stades était une décision prise par un pays, ce n'est pas facile, cela créé beaucoup de problèmes", a fait valoir le secrétaire général.

Durant ces sept ans, la FIFA a trouvé difficile de devoir composer avec un grand nombre d'interlocuteurs différents, non seulement parce qu'il y a eu un changement à la tête de l'Etat, mais aussi du fait du fonctionnement du Brésil.

"C'est un problème que nous n'aurons pas en Russie parce que la structure politique est aussi différente. Mais cela ne veut pas dire que nous n'aurons pas d'autres problèmes", a souligné Jérôme Valcke.

En Russie, "l'information peut arriver directement au plus haut niveau très rapidement et en plus Sepp Blatter - le président de la FIFA - a d'excellentes relations avec Vladimir Poutine - le président russe. Cela peut aider", selon lui.

En vue du lancement prochain des appels à candidature pour le Mondial-2026, la FIFA entend aussi réfléchir sur les engagements que devrait prendre un pays. Jérôme Valcke pousse l'idée que l'organisation d'une Coupe du monde "ne soit pas la décision seule d'un Chef d'Etat ou de gouvernement et ses ministres mais soutenue par la plus haute représentation du peuple dans le pays". Afin, selon lui, "qu'il n'y ait plus de conflit potentiel et des politiciens qui arrivent au pouvoir et disent que c'était une décision stupide".

stp/ol/jcp

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