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Un ministre français juge "dans l'ordre des choses" que Poutine participe aux cérémonies du Débarquement en Normandie

08/05/2014 03:24 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a jugé jeudi "dans l'ordre des choses" que le président russe Vladimir Poutine participe le 6 juin à la commémoration du Débarquement allié en Normandie, il y a 70 ans, en dépit de la crise ukrainienne.

"Je ne vois pas pourquoi on interdirait au président du peuple russe, qui a laissé 9 millions des siens dans la bataille contre le nazisme", de participer à cette commémoration en France, a ajouté le ministre.

Selon M. Le Drian, le peuple russe a "fait preuve d'un courage, d'une abnégation" tels, que "je pense que c'est dans l'ordre des choses qu'il vienne, ce serait une insulte à tous ces morts" qu'il ne puisse pas le faire.

"La bataille de Normandie n'aurait pas abouti s'il n'y avait pas eu de l'autre côté le front de l'Est", a souligné M. Le Drian. "Dans ces moments de commémoration, il importe que tous les combattants soient là", a conclu le ministre de la Défense.

Le Kremlin a indiqué mardi que le président russe n'excluait pas de se rendre aux célébrations du 70e anniversaire du Débarquement allié. Selon une source au Kremlin cité par un quotidien russe, la visite de M. Poutine en France est pour l'heure "prévue" et on envisage des rencontres bilatérales lors des célébrations auxquelles doivent assister notamment le président Barack Obama et la chancelière allemande Angela Merkel.

Le président français François Hollande avait précisé en mars qu'il maintenait l'invitation de Vladimir Poutine aux célébrations.

Les pays occidentaux avaient toutefois annulé au même moment un sommet du G8 avec M. Poutine prévu en juin à Sotchi (Russie), remplacé par une réunion du G7 les 4 et 5 juin à Bruxelles, sanctionnant Moscou après le rattachement à la Russie de la péninsule ukrainienne de Crimée. Une insurrection prorusse a ensuite gagné les régions de l'est et du sud de l'Ukraine, que les Occidentaux accusent Moscou d'attiser voire d'orchestrer directement.

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