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Somalie: Un professeur kényan tué par balles au Puntland (police)

08/05/2014 04:50 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

Un professeur kényan d'une université privée somalienne a été tué par balles, à Galkayo dans la région autonome somalienne du Puntland (nord-est), a annoncé jeudi la police locale à l'AFP.

"Un professeur kényan a été abattu à l'intérieur des locaux de l'établissement hier soir (mercredi). La police enquête mais nous n'avons pas de détails sur l'identité des tueurs et leurs mobiles", a déclaré à l'AFP Osman Mohamed, un responsable de la police de Galkayo.

Ce meurtre n'a pas été revendiqué.

Située à 575 km au nord de la capitale Mogadiscio, la localité de Galkayo est à cheval sur la frontière entre les régions autoproclamées autonomes du Puntland et de Galmudug. Les insurgés islamistes shebab, liés à Al-Qaïda y opèrent parfois dans ces deux régions, qui sont toutefois hors de leur zone d'influence traditionnelle.

Le Kenya est l'un des principaux fournisseurs de troupes à la Mission de l'Union africaine en Somalie (Amisom), qui combat les shebab depuis 2007 dans le sud du pays, où les islamistes contrôlent encore de vastes zones rurales.

Selon des témoins, deux hommes armés de pistolets ont tiré sur la victime alors qu'il sortait de l'établissement, avant de prendre la fuite.

"J'ai entendu des coups de feu (...) et soudain, j'ai vu deux hommes sortir en courant. J'ai vu le corps du professeur kényan allongé sur le sol dans une mare de sang", a raconté Sudi Hassan, un de ces témoins.

La région autonome du Puntland, qui échappe au contrôle des autorités de Mogadiscio, regorge d'armes et de réseaux criminels, notamment de pirates somaliens qui écument l'océan Indien.

Plusieurs étrangers, employés d'organisations humanitaires internationales, y ont été kidnappés ces dernières années.

Deux employés de l'ONU, un Français et un Britannique, spécialistes des flux financiers illicites liées à la piraterie somalienne ont été tués par balles début avril, à leur arrivée à l'aéroport de Galkayo, des meurtres qui n'ont pas été revendiqués.

Les shebab s'étaient félicité de ces assassinats tout en affirmant ne pas en porter la responsabilité.

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