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Le ministre Lupi s'attend à une clarification sur Alitalia/Etihad "la semaine prochaine"

08/05/2014 05:57 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Le ministre italien des Transports Maurizio Lupi a indiqué jeudi s'attendre à une clarification "la semaine prochaine" quant aux pourparlers pour un sauvetage du transporteur en difficultés italien Alitalia par la compagnie des Emirats Etihad.

"Je crois qu'on devrait arriver à une clarification sur les points évoqués d'ici à la fin de la semaine prochaine", a-t-il déclaré dans l'émission matinale Omnibus sur la chaîne La Sette, en soulignant que ces points sont "le plan industriel de développement et de relance, la question des actionnaires et l'emploi".

"En ce qui concerne le gouvernement, nous accompagnons et considérons cette alliance comme stratégique", a poursuivi M. Lupi.

Si l'accord pour un mariage entre les deux compagnies finissait par se conclure, "ce serait un signal très fort pour les entreprises italiennes qui montrerait qu'on peut relancer des projets industriels avec des partenaires internationaux sans vendre au rabais (les firmes italiennes, ndlr) aux groupes étrangers", a-t-il encore dit.

Selon le ministre, l'Etat italien n'est plus intervenu depuis 2009 dans le dossier Alitalia, "le monde du transport aérien a changé et en octobre dernier on s'est retrouvés avec un risque de faillite d'Alitalia".

M. Lupi a exclu ces derniers jours que l'Etat italien prenne à son compte une partie de l'énorme dette d'Alitalia (plus d'un milliard d'euros), comme il l'avait fait en 2008 lors d'un précédent sauvetage de la principale compagnie de la péninsule par un consortium d'industriels italiens.

Une telle hypothèse avait été évoquée par certains médias selon lesquels la direction d'Alitalia envisagerait une scission de ses activités pour faciliter l'entrée à son capital d'Etihad qui ne veut pas hériter de son passif (endettement, coût des suppressions d'emplois déjà décidées et contentieux légaux et fiscaux).

Le patron d'Alitalia Gabriele Del Torchio s'est rendu à Abou Dhabi en début de semaine pour présenter un plan détaillé devant les convaincre de franchir le pas.

Confirmant les rencontres prévues entre la direction d'Alitalia et celle d'Etihad, firme contrôlée par la famille royale des Emirats, M. Lupi s'était dit "modérément optimiste" sur l'issue des discussions entamées en décembre.

Etihad pourrait prendre le contrôle de 40 à 49% du capital d'Alitalia (le maximum réglementaire pour qu'elle conserve son statut de transporteur européen) en y injectant jusqu'à 560 millions d'euros. Il s'agirait d'une "nouvelle Alitalia", dépurée des passifs, conservant uniquement les slots, les avions et les environ 10.000 salariés jugés nécessaires pour assurer les activités de la compagnie.

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