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Iran: un quotidien réformateur interdit pour diffusion de "fausses informations"

08/05/2014 05:32 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Un quotidien réformateur iranien a été interdit par l'Autorité judiciaire pour avoir publié de fausses informations, a-t-on appris jeudi auprès du journal.

Ghanoon ("loi" en farsi) est le cinquième journal interdit depuis l'élection du président Hassan Rohani en juin 2013, qui a pourtant souhaité une plus grande liberté pour la presse en Iran.

Le journal "a publié des fausses informations dans le but de perturber l'opinion publique et (des articles) allant à l'encontre des valeurs islamiques", a indiqué le parquet de Téhéran dans un communiqué publié sur le site internet de Ghanoon.

La veille, le quotidien avait évoqué l'arrestation puis la libération sous caution de Mohammad Royanian, ex-chef de la police de la route et ancien responsable gouvernemental. Selon les médias, M. Royanian est soupçonné de fraude financière à l'époque où il était à la tête d'une organisation publique chargée du transport du carburant.

Un influent député conservateur, Ali Motahari, a appelé le gouvernement à empêcher les mesures de fermeture sur les médias, selon le journal réformateur Shargh.

M. Rohani, un religieux modéré, a souhaité plus de liberté dans les affaires culturelles et sociales. Mais il doit faire face à l'opposition de l'Autorité judiciaire, contrôlée par les conservateurs qui critiquent régulièrement les positions jugées trop libérales du gouvernement.

En mars, le président avait défendu la liberté de la presse, estimant que la fermeture d'un journal devrait être "la dernière solution".

Depuis son élection, deux quotidiens réformateurs ont été fermés définitivement et deux autres - un réformateur et un conservateur - ont écopé d'une interdiction temporaire de publication.

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