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GP d'Espagne: qui peut bien battre Mercedes ?

08/05/2014 04:34 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

La grande question qui se pose avant le Grand Prix d'Espagne de Formule 1, dimanche sur le circuit de Catalogne, est de savoir qui peut bien battre les deux pilotes Mercedes-AMG, Nico Rosberg, leader du Championnat du monde, et Lewis Hamilton, qui vient de gagner trois fois de suite.

L'Allemand et le Britannique, champion du monde 2008, se promènent au point d'avoir enchaîné trois doublés d'affilée, dans le même ordre, en Malaisie, à Bahreïn et en Chine. A chaque fois, un heureux élu a réussi à se hisser sur le podium, ce qui a un peu pimenté la fin de course: Sebastian Vettel (Red Bull), puis Sergio Pérez (Force India), enfin Fernando Alonso (Ferrari).

Vettel justement, c'est le pilote que beaucoup de fans attendent au rendez-vous de ce premier GP de la saison européenne, après quatre GP exotiques dans lesquels il a été dominé, la plupart du temps, par son nouveau coéquipier, l'Australien Daniel Ricciardo. "Daniel fait du bon boulot, à moi d'en faire un peu plus", disait en substance l'Allemand à Shanghai.

Le quadruple champion du monde apprécie les grandes courbes rapides de la piste espagnole mais il sait que "les opportunités de dépasser sont rares, donc les qualifications seront cruciales". C'est aussi une chasse gardée de Mercedes cette saison, alors Vettel a un autre espoir: que les changements de pneus soient nombreux dimanche, sur cette piste très abrasive, et que ça brouille un peu les cartes.

La RB10 de cette saison convient moins à Vettel que la RB9 de l'an dernier. Comme en plus le moteur Renault était, jusqu'à maintenant, moins puissant et moins fiable que le moteur Mercedes, les quatre premières manches de la saison ont été très frustrantes pour le jeune patron de la F1, qui avait gagné en 2011 à Montmelo.

- Les "tifosi" espèrent un miracle -

Depuis Shanghai, le petit monde de la F1 a eu trois semaines pour gamberger, avec en prime la commémoration des 20 ans de la mort d'Ayrton Senna, en mai 1994 à Imola. Les petites écuries menacées de disparition, comme Sauber et Marussia, ont continué à répéter qu'il fallait réduire les coûts en F1, mais aucune décision importante n'a été prise. Et ce week-end, la course reprend.

Certains experts bien informés pensent que le châssis des Red Bull RB10, notamment en matière d'aérodynamique, est meilleur que celui des Mercedes W05, et que les propulseurs hybrides conçus par Renault seront bientôt au niveau des moteurs allemands. Les plus optimistes imaginent même que les améliorations apportées ce week-end en Catalogne permettront aux monoplaces austro-anglaises de se rapprocher de leurs rivales.

C'est aussi l'objectif de Ferrari et McLaren, qui ont les moyens financiers de leurs ambitions. Alonso avait gagné l'an dernier en Catalogne et était sur le podium à Shanghai, donc les fans espagnols espèrent une belle performance à Montmelo. Certains "tifosi" extrémistes ont même dû allumer un cierge à la Sagrada Familia, l'église inachevée de Gaudi, pour que les Mercedes défaillent.

Chez McLaren, le double podium surprise de Melbourne n'a pas eu de suite et Jenson Button explique qu'il est "plus important de comprendre la nouvelle voiture que de l'améliorer en apportant de nouvelles pièces". Le champion du monde 2009 reste quand même confiant dans le "potentiel de développement" de l'écurie de Woking en cours de saison.

Pour que le tableau soit complet, il faut aussi évoquer Force India et Williams, les deux autres membres du clan Mercedes: l'écurie indienne, très constante, pointe au 3e rang du championnat constructeurs, devant Ferrari et McLaren; et Williams avait réussi à gagner à Barcelone, en 2012, à la surprise générale, au bout d'un week-end aussi parfait que rare de Pastor Maldonado. Car tout est vraiment possible en F1.

dlo/jta

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