POLITIQUE

FIQ: l'organisation du travail au coeur des prochaines négos des infirmières

08/05/2014 07:13 EDT | Actualisé 08/05/2014 07:18 EDT
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Nurses walk in a corridor on September 20, 2013 at Lens' hospital. AFP PHOTO PHILIPPE HUGUEN (Photo credit should read PHILIPPE HUGUEN/AFP/Getty Images)

QUÉBEC - La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ) entend faire de l'organisation du travail un enjeu central des négociations en vue du renouvellement des conventions collectives.

Comme pour l'ensemble de la fonction publique, les conventions collectives des infirmières et autres professionnels de la santé arriveront à échéance au printemps 2015.

La FIQ a dévoilé jeudi une campagne web afin d'illustrer les conditions de travail exigeantes de ses membres. À la manière d'une téléréalité, la vidéo illustre «le quotidien de quatre professionnelles en soin».

Le but de la campagne est de «dire à la population voici les conditions dans lesquelles on travaille, donc vous allez comprendre, plus tard, pourquoi on veut travailler à l'amélioration des conditions de travail», explique la présidente de la FIQ, Régine Laurent.

Cette campagne de sensibilisation est liée à une consultation des membres de la FIQ à travers le Québec en vue des prochaines négociations. «Elles nous ont dit, ce n'est pas normal qu'on ait une pénurie d'infirmières quand il y en a encore 60% qui sont dans des postes à temps partiel», illustre Régine Laurent.

Selon la présidente de la FIQ, les infirmières auxiliaires pourraient également être plus utilisées.

Devant la volonté du gouvernement Couillard d'imposer des compressions pour réduire le déficit du budget 2014-2015, Régine Laurent prévient que les infirmières et autres professionnels de la santé «sont déjà over-productivité, jour, soir, nuit».

Quant aux supercliniques ouvertes 24 heures sur 24, 7 jours semaines, promises par Philippe Couillard, la présidente de la FIQ émet un doute. «Si les médecins sont disponibles parce qu'il s'agit de cliniques [privées], comment ça se fait qu'ils ne sont pas disponibles dans le réseau [public]?», demande-t-elle.

Philippe Couillard a également promis en campagne électorale de former 2000 infirmières cliniciennes, ou «superinfirmières». Si Régine Laurent voit cet engagement d'un bon oeil, elle se dit «sceptique» sur la capacité du gouvernement d'y arriver en 10 ans, tel que promis.

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