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Colombie: Santos qualifie de "crime" l'espionnage du processus de paix

08/05/2014 01:12 EDT | Actualisé 08/07/2014 05:12 EDT

Le président colombien Juan Manuel Santos, candidat à un second mandat, a qualifié jeudi de "crime" une affaire d'espionnage du processus de paix avec la guérilla marxiste des Farc, dévoilé à quelques jours des élections.

"C'est un crime, c'est une tentative pour tuer l'espoir des Colombiens", a lancé M. Santos lors d'un entretien à la radio W, alors que le chef de l'Etat a centré sa campagne sur la poursuite des négociations ouvertes en 2012 pour tenter de mettre fin à un demi-siècle de conflit avec les Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc).

Ce cas de piratage des courriers du président, dont s'est saisie la justice cette semaine, implique un ingénieur qui appartenait à l'équipe de campagne de son principal rival, l'ancien ministre Oscar Ivan Zuluaga, chef de file des conservateurs, opposants au processus de paix.

"Le cas de ce hacker est scabreux et très préoccupant", a souligné le chef de l'Etat, un dirigeant de centre-droit, appelant la justice à "aller au bout" de cette affaire.

La veille, l'informaticien suspect a été placé en détention et le principal conseiller de la campagne de M. Zuluaga a annoncé sa démission.

Le candidat de l'opposition a de son côté accusé son adversaire de chercher à "dévier l'attention", en référence à un récent scandale touchant l'état-major du président, dont un conseiller est soupçonné d'avoir perçu des pots-de-vin de la part de narco-trafiquants pour organiser une reddition de barons de la drogue.

"C'est le comble du cynisme des corrompus de dire qu'il s'agit d'un écran de fumée, comme si le procureur et le président allaient à se mettre à comploter", a rétorqué M. Santos.

Ces deux affaires ont terni la fin de la campagne électorale pour l'élection présidentielle, dont le premier tour est prévu le 25 mai prochain. Le chef de l'Etat est donné favori dans les sondages, devant M. Zuluaga.

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