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Français tué au Yémen: l'auteur présumé du meurtre abattu par la police

07/05/2014 10:57 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT

Les forces de sécurité yéménites ont tué par balles mercredi l'auteur présumé du meurtre d'un ressortissant français dans la capitale Sanaa, a annoncé le Comité suprême de la sécurité.

Waël Abdallah Massoud al-Waëli, chef d'une "cellule terroriste" qui a "supervisé le meurtre (lundi) du citoyen français", a été tué lors d'un affrontement avec les forces de sécurité à Sanaa, a indiqué le Comité, cité par l'agence officielle Saba.

Un autre membre de la cellule a été tué par balle tandis qu'un troisième a été arrêté, selon la même source.

Un Français a été tué lundi par balles par des hommes armés dans un quartier diplomatique de la capitale du Yémen, et un autre a été blessé ainsi qu'un chauffeur yéménite dans cette attaque contre leur véhicule.

Les deux victimes françaises étaient des employés de la société de sécurité privée, Argus Security, basée à Chypre, travaillant pour le compte de la mission européenne au Yémen.

Le Comité suprême de la sécurité au Yémen a dit avoir retrouvé le repaire des assaillants mardi à Sanaa, précisant n'avoir pas agi tout de suite "car il y avait des femmes et des enfants" dans la maison.

La police a encerclé les assaillants alors qu'ils sortaient de la maison mais des affrontements ont éclaté quand ils ont résisté aux policiers venus les arrêter, a ajouté le Comité.

Selon cette source, Waëli était également derrière l'enlèvement d'un journaliste néerlandais et de son épouse, retenus pendant six mois avant d'être relâchés en décembre.

Les diplomates étrangers, surtout européens, sont de plus en plus pris pour cible à Sanaa.

En avril, un diplomate allemand a été blessé en échappant à ses agresseurs qui tentaient de l'enlever, non loin de l'ambassade d'Allemagne.

Deux Britanniques et un Allemand ont été enlevés en janvier et février derniers.

Le Yémen, où la population est fortement armée et où Al-Qaïda est très actif, est secoué par une violence endémique, sur fond d'instabilité politique.

Les rapts sont parfois le fait de tribus voulant faire pression sur le gouvernement pour faire aboutir leurs revendications, comme dans le cas du ressortissant allemand qui est détenu par une tribu exigeant la libération de deux des siens emprisonnés à Sanaa.

Mais d'autres étrangers ont été enlevés par Al-Qaïda, qui détient notamment un enseignant sud-africain qu'il menace d'exécuter si une rançon n'est pas versée.

Le réseau retient aussi un diplomate saoudien, Abdallah al-Khalidi, enlevé en mars 2012 à Aden (sud).

Selon des sources tribales, des membres d'Al-Qaïda détiennent aussi un diplomate iranien, Nour-Ahmad Nikbakht, enlevé en juillet 2013 à Sanaa.

En avril, un ressortissant étranger qui serait russe, selon certaines sources, avait abattu deux hommes armés qui tentaient de l'enlever à Sanaa, dans un incident sans précédent.

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