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L'auteur canadien Farley Mowat est décédé mercredi à l'âge de 92 ans

07/05/2014 02:50 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT
Toronto Star/Getty Images

TORONTO - L'auteur canadien Farley Mowat est décédé mercredi à l'âge de 92 ans. Son assistante a confirmé le décès.

Dès l'âge de 13 ans, Mowat s'est dédié à l'écriture sur la nature. Encore jeune adolescent, il a lancé le magazine Nature Lore et écrivait une chronique dans le StarPhoenix de Saskatoon.

Il aura écrit quelque 40 livres en carrière, dont plusieurs étaient inspirés de ses propres aventures et voyages.

Il s'est toujours estimé chanceux d'avoir pu combiner ses deux passions: l'écriture et la nature, «le seul sujet sur lequel (il) voulait écrire».

Au cours de sa vie, Mowat a insisté sur le fait que les humains devaient apprendre à vivre en harmonie avec la nature.

En entrevue à La Presse Canadienne en 2006, il avait déclaré que c'était «une question de survie».

«Ou nous apprenons à le faire ou nous cessons d'exister, a-t-il dit. Nous n'avons aucun droit acquis de survivre pour toujours. Nous avons tellement gaffé de plusieurs façons que seules des espèces complètement stupides pourraient croire que nous avons de l'avenir.»

L'un de ses livres les plus connus, «Never Cry Wolf» («Mes amis les loups»), est décrit comme un ouvrage qui aurait changé la façon dont les gens percevaient les loups. Après la publication de la version russe, le gouvernement de ce pays a même interdit la chasse à cette créature, l'une des favorites de Mowat.

Mais le livre, inspiré des propres expériences de l'auteur alors qu'il étudiait les loups dans le Nord, a suscité la controverse.

Le numéro de mai 1996 du défunt magazine Saturday Night incluait un article de John Goddard accusant Mowat d'exagérer des faits importants du livre, notamment la durée de son séjour dans le Nord.

Farley Mowat est né à Belleville, en Ontario, en 1921. Fils d'un bibliothécaire, il a grandi à Windsor, en Ontario, et à Saskatoon. Il a étudié à l'Université de Toronto. Ses romans et ses oeuvres non fictives ont été traduits en plus de 20 langues.

Conteur remarquable, Mowat retirait un énorme plaisir à écrire.

«Mes motifs étaient égoïstes d'une étrange façon, a-t-il expliqué. (Je ne) visais pas à obtenir de la reconnaissance, la gloire, devenir une icône, devenir un Conrad Black ou quelque chose du genre. (Je voulais) seulement satisfaire mon propre appétit pour une bonne histoire.»

Ne craignant pas la controverse, Mowat s'est exprimé sur plusieurs enjeux environnementaux et sociaux.

Il a qualifié le traitement des autochtones par le Canada d'«abominable» et a qualifié la chasse au phoque de «l'une des agressions les plus atroces commises par les êtres humains contre le monde vivant aujourd'hui».

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