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Coronavirus: le directeur d'un hôpital saoudien limogé

07/05/2014 05:03 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

Le ministre saoudien de la Santé par intérim, Adel Faqih, a annoncé mercredi le limogeage du directeur de l'hôpital du roi Fahd à Jeddah (ouest), où une récente multiplication des cas d'infection par le coronavirus MERS avait provoqué la panique dans la population.

Le ministre a précisé sur Twitter avoir nommé un nouveau directeur et deux adjoints avec ordre de "prendre leurs fonctions immédiatement".

Jeddah avait connu en avril un début de panique, après une forte augmentation du nombre des cas MERS qui avaient entraîné la fermeture provisoire du service des urgences de l'hôpital du roi Fahd, le plus grand hôpital de la ville.

Au moins quatre médecins de cet établissement avaient également démissionné après avoir refusé de traiter des malades de peur d'être infectés.

C'est dans ce contexte que le ministre de la Santé, Abdallah al-Rabiah, avait été limogé le 21 avril et remplacé par M. Faqih.

Ce dernier a inspecté mardi le service des urgences de l'hôpital du roi Fahd pour s'enquérir des dispositions prises pour se prémunir du virus comme il s'est rendu au chevet de malades alités, a rapporté la presse locale.

Le ministre a assuré sur twitter que son département "n'hésitera pas à prendre toutes les mesures nécessaires (...) pour préserver la santé publique", sans plus de précisions.

La semaine dernière, il avait déclaré qu'un groupe d'experts avait discuté d'"une série de mesures préventives (...) pour contenir la propagation du virus" dans le royaume, le pays le plus touché par le virus.

Au total, 115 personnes contaminées par le coronavirus MERS sont décédés sur 421 cas d'infection recensés en Arabie saoudite depuis l'apparition de la maladie en 2012, selon un dernier bilan mis en ligne par le ministère de la Santé sur son site.

Le coronavirus MERS est considéré comme un cousin, plus mortel mais moins contagieux, du virus responsable du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003.

Comme lui, il provoque une infection des poumons, et les personnes touchées souffrent de fièvre, de toux et de difficultés respiratoires. A la différence du SRAS, il génère aussi une défaillance rénale.

Il n'existe pour l'heure aucun traitement préventif contre le MERS.

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