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Centre-ville de Montréal : une nouvelle manifestation contre la brutalité policière

07/05/2014 04:03 EDT | Actualisé 07/07/2014 05:12 EDT
Agence QMI

MONTRÉAL - Après une manifestation interrompue le mois dernier, des militants ont plutôt opté pour un rassemblement statique pour dénoncer la brutalité policière, mercredi soir, au centre-ville de Montréal.

Une cinquantaine de personnes ont répondu à l'appel du Collectif opposé à la brutalité policière (COBP) et l'Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) en se rendant à l'angle des rues Sainte-Catherine et Saint-Urbain.

Le rendez-vous, qui se trouvait à un jet de pierre du quartier général du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) s'est déroulé, pendant près de 90 minutes en la présence de nombreux agents du corps policier. Seulement deux personnes ont été interpellées par les policiers.

Des discours ont été notamment été prononcés par quelques personnes qui affirment avoir victime de brutalité policière au cours de manifestations antérieures.

L'un d'entre eux, Robert Fransham, âgé de 71 ans, aurait été projeté en bas de son vélo par des policiers lors de la manifestation du 3 avril dernier, s'était déplacé pour l'occasion, malgré ses blessures à une jambe.

«Je me suis coupé en tombant, a-t-il raconté, appuyé sur une béquille. J'ai été à l'hôpital pendant deux semaines et demie environ. J'espère être en mesure de motiver les jeunes qui ont le courage de tenter de changer les choses.»

Des représentants du COBP ont également distribué quelque 200 formulaires visant à déposer des plaintes en déontologie policière en invitant notamment les manifestants à inscrire le matricule d'un policier qui aurait fait un usage abusif de la force au cours de manifestations.

Les personnes réunies au centre-ville de la métropole se sont ensuite lentement dispersées, sous le regard de nombreux passants et curieux.

Sur son site Internet, le COBP avait expliqué que l'événement était organisé dans la foulée des événements du 3 avril.

Lors de ce rassemblement contre les mesures d'austérité, qui avait été organisé par l'ASSÉ, un contestataire avait subi des blessures que le regroupement militant attribue à une intervention de l'escouade antiémeute.

Malgré la forte présence policière, le SPVM a toléré le rassemblement. Aucun de ses représentants n'a signifié que la manifestation était illégale en vertu du règlement P-6.

Le plus récent rassemblement contre la brutalité policière, le 15 mars dernier, a duré à peine quelques minutes. Il s'est soldé par l'interpellation de près de 300 personnes, qui ont toutes écopé d'une amende de 638 $.

Le règlement P-6 stipule qu'il est obligatoire pour les organisateurs de fournir le lieu exact et l'itinéraire d'une manifestation aux autorités policières avant la tenue de celle-ci.

Le COBP et l'ASSÉ s'opposent à ce règlement municipal et ne fournissent traditionnellement pas leur itinéraire.

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