POLITIQUE

Le Parti libéral du Québec est capable de se renouveler, estime le président intérimaire Gilbert Grimand (ENTREVUE)

06/05/2014 03:05 EDT | Actualisé 06/05/2014 03:05 EDT
Capture d'écran

Le Parti libéral du Québec (PLQ) a maintenant un nouveau président. Militant depuis plusieurs années au sein de la formation politique, Gilbert Grimand entame son court mandat avec de nombreux défis, dit-il.

«Je commence mon mandat avec une certaine humilité et avec une grande confiance, a-t-il mis au clair en entrevue avec Le Huffington Post Québec. Mais, je dois dire qu’il y a beaucoup de travail sur la table.»

Gilbert Grimand connaît bien les rouages du PLQ, lui qui a occupé le poste de vice-président de l’exécutif du parti pendant huit ans avant d’être élu président, le 28 avril dernier. Il succède donc à Saul Polo, élu député de la circonscription de Laval-des-Rapides lors de l’élection générale du 7 avril.

«J’ai commencé à m’impliquer en 1980 comme président de la région du Saguenay, et après comme vice-président de la circonscription de Chicoutimi. C’est donc un parti que je connais bien», explique-t-il avec un brin de fierté dans la voix.

Parmi les dossiers sur la table, le nouveau président dit vouloir se concentrer sur ceux sur la gouvernance, la préparation du prochain conseil général, l’organisation d’un forum des idées ainsi que sur le congrès des membres qui aura lieu en 2015.

Il commencera toutefois son mandat, dit-il, avec une tournée régionale pour faire le bilan de la campagne électorale avec ses militants.

«On avait une arme secrète qui a fait une campagne exceptionnelle qui était notre chef : Philippe Couillard, explique le nouveau président du PLQ. Je suis également très fier de l’équipe de députations qui couvre tous les secteurs de la société québécoise et qui démontre encore une fois que nous sommes un parti ouvert.»

Pour le nouveau président, les changements de société commencent par une réflexion par, entre autres, les militants des partis politiques.

«Il ne faut pas aller dans la rue pour demander des changements ou débattre d’idées, a-t-il soutenu. Le PLQ a fait la preuve que nous sommes un parti qui a une bonne continuité. […| Un parti qui est également capable de se renouveler continuellement et je pense que c’est ça qui est notre force», explique-t-il.

Sanctionner les fraudeurs

Gilbert Grimand a été 34 ans à la tête d’une entreprise de construction avant de prendre sa retraite l’année dernière. Il a aussi été président de l’Association de la construction. C’est lui qui avait demandé à l’ancien chef libéral, Jean Charest, de faire la lumière sur les liens entre l’industrie de la construction et le crime organisé en 2009.

Il pense, d’ailleurs, que la Commission Charbonneau a fait «un excellent travail» jusqu’à maintenant. «Il y a des révélations qui nous font dresser les cheveux sur la tête, dit-il. Il faut tirer des leçons et s’assurer qu’il va avoir des mécanismes pour éviter ça.»

Il estime toutefois que le «meilleur outil» pour prévenir et enrailler la corruption est l’UPAC. «Sans l’Opération Marteau et l’Unité permanente anticorruption, ça [la Commission Charbonneau| aurait été un gros show pour les médias», pense-t-il.

Le nouveau président souligne qu’il va falloir «redorer le blason» de l’industrie de la construction dans l’avenir et qu’il y a beaucoup d’entreprises «honnêtes». «Il faut que les gens payent le juste prix», déclare le nouveau président du PLQ.

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