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La présidente centrafricaine condamne les meurtres d'humanitaires

06/05/2014 11:52 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba Panza a condamné mardi à Bangui, lors d'un discours pour les 100 jours de sa présidence, les récentes attaques contre des humanitaires perpétrées par des groupes armés.

"La mort, il y a quelques jours dans des conditions atroces (...) de trois employés de Médecins sans frontières (MSF) (...) m'amène à condamner fermement cet acte particulièrement odieux et à présenter mes condoléances les plus émues aux familles des différentes victimes", a déclaré Mme Samba Panza, lors d'une cérémonie organisée pour marquer symboliquement les 100 jours de son acession à la présidence.

"Nous continuerons sans relâche à dialoguer avec les forces internationales pour que la population soit mieux sécurisée", a martelé la présidente.

La semaine dernière, un groupe d'hommes armés assimilés à l'ex-rébellion Séléka a attaqué un hôpital de MSF dans la région de Nanga Boguila (nord), tuant au moins 22 personnes dont trois employés centrafricains de l'ONG.

Mercredi, ce sont trois autres personnes accompagnant un convoi de l'ONG Aide médicale internationale (AMI) qui ont été tuées à Ndélé (nord-est).

MSF a réagi lundi, en indiquant dans un communiqué vouloir "limiter, en signe de protestation et pendant une semaine, ses activités médicales en RCA et dans les pays limitrophes au seul maintien de ses services d'urgence".

Dans son communiqué, l'ONG se disait notamment "consternée que le gouvernement de transition de la RCA et les représentants des groupes armés n'aient pas largement et fermement condamné le massacre de Boguila" et les exactions commises quotidiennement dans le reste du pays, leur rôle étant de "prendre position face à de tels actes".

Depuis la prise de pouvoir de la rébellion Séléka en mars 2013, renversée en janvier 2014, la Centrafrique vit une crise sans précédent, rythmée par les exactions de l'ex-rébellion de la majorité musulmane en déroute, et celles des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka.

Depuis le début de la crise, les ONG ont régulièrement été des cibles privilégiées de pillages.

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