POLITIQUE

Déserteur: la défense et la poursuite croient que l'accusé doit éviter la prison

06/05/2014 01:29 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT
PC

HALIFAX - La défense et la poursuite s'accordent pour dire qu'un officier de la Marine royale canadienne qui a plaidé coupable à une accusation de désertion, pour avoir quitté son poste à bord d'un navire de ravitaillement, ne mérite pas de se retrouver derrière les barreaux.

L'avocate du prévenu, la major Sara Collins, a affirmé mardi en cour martiale que le témoignage du lieutenant Derek de Jong, dans lequel il a soutenu avoir été victime de harcèlement, devrait être considéré comme un facteur atténuant.

De Jong a notamment raconté qu'une collègue avait uriné sur le plancher de sa cabine avant qu'il ne décide de quitter le navire amarré à Key West, en Floride.

Me Collins a plaidé que son client devrait être réprimandé et qu'il pourrait aussi être condamné à une amende de 1000 $ à 3000 $ pour avoir quitté son poste le 17 septembre 2012.

Selon elle, la cour martiale devrait prendre en considération ses solides états de service et les commentaires élogieux émis par ses supérieurs depuis sa désertion. Elle a aussi plaidé que Derek de Jong s'est immédiatement rendu à la police militaire dès son retour à Halifax, en Nouvelle-Écosse.

Le procureur de l'armée, le lieutenant-commandeur Darin Reeves, a lui aussi reconnu que l'emprisonnement ne serait pas une peine appropriée dans cette affaire. Il a indiqué qu'il lui semblait plus adéquat que l'accusé soit réprimandé et rétrogradé.

La cause a été ajournée jusqu'à mercredi, où de Jong connaîtra la peine qui sera imposée par la cour martiale.

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