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Bolivie : les militaires contestataires regagnent leurs casernes

06/05/2014 03:22 EDT | Actualisé 06/07/2014 05:12 EDT

Les sous-officiers boliviens en grève depuis deux semaines pour dénoncer leurs conditions d'avancement et des discriminations raciales sont retournés mardi dans leurs casernes, a indiqué un des organisateurs du mouvement.

"Les adjudants et sergents, conscients de nos actions, regagnons nos unités militaires, prêts à faire ce que la loi exige", a déclaré à la presse le sous-officier Felix Magne, l'un des organisateurs de la protestation entamée le 22 avril et qui a provoqué une crise militaire inédite en Bolivie.

Des groupes de travail ont été mis sur pied entre la hiérarchie et les sous-officiers pour examiner les revendications des protestataires.

"Nous sommes ouverts au dialogue", a déclaré le sous-officier Lorgio Cartagena, un des leaders du mouvement, qui a annoncé "une pause dans les manifestations".

Pour sa part, le haut commandement militaire bolivien est revenu ce week-end sur plus de la moitié des 700 limogeages de sous-officiers qu'il avait prononcés la semaine dernière en réaction au mouvement de protestation.

Le gouvernement du président socialiste et indigène Evo Morales, candidat à un troisième mandat présidentiel en octobre, avait initialement apporté son soutien à la hiérarchie militaire.

Le ministre de la Défense a toutefois indiqué ces derniers jours qu'à compter de 2015, les militaires peu gradés pourraient intégrer les instituts supérieurs de formation militaire jusqu'à la licence, l'une des revendications centrales des militaires mobilisés.

Représentant environ 25% des effectifs de l'armée (38.500 hommes), les sous-officiers, souvent d'origine d'indienne, en majorité Aymara et Quechua, n'ont selon les règles actuelles de l'armée aucune possibilité de promotion au-delà du grade de sergent, ni accès aux instituts de formation des officiers.

Il s'estiment de plus régulièrement victimes d'actes de discrimination raciale.

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