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Un élu américain, ancien agent du FBI, inculpé de multiples malversations

28/04/2014 01:46 EDT | Actualisé 28/06/2014 05:12 EDT

Un ancien agent du FBI, élu à la Chambre des représentants depuis 2011, a exclu lundi de démissionner, après avoir été inculpé à New York de multiples malversations, dont fraude fiscale et emploi d'immigrants clandestins.

Vingt chefs d'inculpation ont été retenus contre Michael Grimm, un républicain de 44 ans, représentant le 11e district de New York à la Chambre. Il a plaidé non coupable au tribunal fédéral de Brooklyn, où il s'est vu préciser les charges retenues contre lui.

Il a été laissé en liberté, contre une caution de 400.000 dollars.

Dans une brève conférence de presse après son inculpation, il a dénoncé une "chasse aux sorcières", et exclu toute idée de démission. "J'ai une élection à gagner", a-t-il déclaré, "je vais retourner travailler".

Quant aux allégations, il a ajouté: "Nous allons nous battre bec et ongles (...) jusqu'à ce que je sois complètement innocenté".

Michael Grimm, qui représente Staten Island et une partie de Brooklyn, est accusé d'avoir "fait simplement disparaître", selon les procureurs, un million de dollars d'un petit restaurant "Healthalicious" qu'il possédait et gérait à Manhattan entre 2007 et 2010. Il y faisait travailler des immigrants illégaux, souvent payés en cash.

M. Grimm est également accusé d'avoir sous-estimé pour le fisc les revenus de ce restaurant fast-food où les clients payaient souvent en cash. Il déclarait des pertes alors que l'établissement était bénéficiaire, a précisé lors d'une conférence de presse la procureure fédérale de Brooklyn, Loretta Lynch.

Elle a ajouté qu'il avait également menti à répétition sous serment lors d'un procès en 2013, intenté par deux anciens employés affirmant qu'ils étaient payés en dessous du salaire minimum.

Michael Grimm, "ancien marine, ancien agent du FBI, comptable et avocat (...) a fait un choix. Il faisait respecter la loi. Il a ensuite choisi de la briser", a déclaré Mme Lynch.

Michael Grimm s'était fait remarquer en janvier, après avoir menacé un journaliste de le lancer du haut d'un balcon du Congrès à Washington, s'il continuait à lui poser des questions sur le financement de sa campagne. Il s'en était ensuite excusé.

Il risque jusqu'à 20 ans de prison pour chacun des cinq chefs d'accusation de fraude postale et fraude électronique retenus contre lui, et entre 3 et 10 ans pour les autres principaux chefs d'inculpation, dont parjure et obstruction dans une procédure officielle. Il risque aussi jusqu'à six mois de prison pour avoir employé des immigrants clandestins.

bd/are

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