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La Cinémathèque québécoise fait le pari du numérique

28/04/2014 09:48 EDT | Actualisé 28/04/2014 09:48 EDT
La Cinémathèque québécoise

Dans le cadre de son cinquantenaire, la Cinémathèque met ses collections accessibles aux internautes grâce au lancement d’un nouveau site web contenant ses archives numérisées. Des milliers de documents, des textes, des photos, des affiches et des films sont maintenant à la portée d’un simple clic.

Depuis une dizaine d’années, l’établissement possédait déjà un lien Internet qui menait à une base de données. «Mais la technologie commençait à vraiment dater, explique en entrevue Jean Gagnon, directeur des collections de la Cinémathèque. Il était temps d’améliorer et de développer un site performant qui permet de publier du contenu.»

Le site «Collections en ligne» visible sur le site web de la Cinémathèque s’adresse à tout le monde, aussi bien aux cinéphiles qu’aux chercheurs. Pour marquer le coup, deux dossiers spéciaux sont d’ailleurs mis en vedette. «On peut dorénavant voir plusieurs versions intégrales du film fondateur À tout prendre de Claude Jutra et les œuvres inachevées de la réalisatrice canadienne Joyce Wieland», annonce le directeur.

M. Gagnon explique que le contenu sera bonifié au fil des années. «On compte ajouter d’autres dossiers. On a passé des mois à numériser du matériel. Pour ce qui est des films, on possède la propriété matérielle de beaucoup d’œuvres, mais pas forcément la propriété intellectuelle, ce qui ne nous permet pas de les diffuser pour l’instant. Il faudra négocier les droits au cas par cas afin de permettre davantage de diffusion.»

La Cinémathèque fait donc le pari du numérique. «Dans une moindre mesure, notre médiathèque connaît les mêmes difficultés que les bibliothèques universitaires qui font des pieds et des mains pour attirer leurs étudiants. En ce qui concerne le site, il peut aider à raviver un intérêt sur nos collections. Le public pourra ainsi constater la richesse de nos archives.»

À ce titre, l’établissement possède des fonds considérables composés de 300 000 enregistrements sur pellicule ou vidéo, environ 65 000 œuvres québécoises canadiennes et internationales et 63 000 ouvrages monographiques. Selon M. Gagnon, le site devrait aussi permettre à la Cinémathèque d’être plus présente sur la Toile.

«On a créé des pages web pour apparaître sur les moteurs de recherche. On va être davantage présent sur les réseaux sociaux. Au fond, on a bâti une structure qui va nous permettre de publier toujours du nouveau contenu. Le rythme va s’accélérer. Notre prochain objectif, c’est de développer une section spéciale dédiée à nos prochaines acquisitions.»

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