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Ukraine: les observateurs de l'OSCE retenus par les séparatistes présentés à la presse

27/04/2014 06:40 EDT | Actualisé 27/06/2014 05:12 EDT

Huit observateurs occidentaux de l'OSCE retenus par les insurgés pro-russes depuis vendredi ont été présentés dimanche à la presse à Slaviansk, bastion séparatiste dans l'est de l'Ukraine, a constaté un journaliste de l'AFP.

Suivant le leader séparatiste local Viatcheslav Ponomarev, les huit hommes, habillés en civil et apparemment en bonne santé, sont entrés dans la salle où étaient présents une soixantaine de journalistes.

"Nous sommes des officiers de l'OSCE avec un statut diplomatique", a déclaré au nom du groupe le colonel allemand Axel Schneider.

"Notre présence à Slaviansk est sans aucun doute un instrument politique pour ceux qui prennent les décisions dans la région. Ils vont s'en servir dans les négociations", a-t-il ajouté.

"C'est n'est pas une surprise. Je ne peux pas rentrer chez moi librement", a-t-il ajouté.

Dans la matinée, avant de présenter les étrangers devant les journalistes, le maire autoproclamé Ponomarev avait qualifié les observateurs de "prisonniers de guerre".

"Dans notre ville, qui se trouve en situation de guerre, tout personnel militaire qui n'a pas notre permission est considéré comme prisonnier de guerre", a-t-il poursuivi, ajoutant que les membres de la mission étaient retenus à la mairie.

Le responsable avait toutefois rejeté le terme d'"otage". Les observateurs "ne sont pas nos otages, ce sont nos invités", avait-il affirmé.

Le colonel Schneider a lui-même repris en partie la formule du maire autoproclamé en disant qu'ils étaient ses "invités". Il a assuré qu'ils étaient "en bonne santé" sans qu'il soit possible de vérifier la véracité de ces propos.

Le groupe est composé de sept officiers, trois Allemands, un Polonais, un Tchèque, un Danois et un Suédois, et d'un traducteur.

Aucune information n'a été donnée sur les 4 Ukrainiens qui les accompagnaient initialement.

Samedi, les services de sécurités ukrainiens (SBU) avaient affirmé que les observateurs étaient détenus dans des conditions "inhumaines" et que l'un d'eux avait besoin d'aide médicale que les rebelles lui avaient refusée.

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