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Présidentielle afghane: les résultats complets du 1er tour publiés samedi

26/04/2014 02:19 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

Les autorités électorales afghanes devaient publier samedi les résultats préliminaires de l'élection présidentielle du 5 avril, qui pourraient confirmer l'arrivée en tête de l'ex-chef de la diplomatie Abdullah Abdullah, qui mène dans les derniers décomptes partiels.

Les résultats complets du premier tour devaient être publiés vers 18H00 (13H30 GMT) par la Commission électorale indépendante (IEC), l'instance chargée d'organiser le scrutin. S'ouvrira ensuite une période de contestation, avant publication des résultats définitifs, le 14 mai.

A ce stade, aucun prétendant à la présidence ne semble en mesure de réunir plus de 50% des votes et de l'emporter dès le premier tour, ouvrant la voie à l'organisation d'un possible deuxième tour le 28 mai, à moins qu'un vainqueur ne soit désigné à l'issue de négociations entre candidats.

Selon des résultats partiels diffusés jeudi et portant sur plus de 80% des bulletins de vote, M. Abdullah obtient 43,8%, soit plus de 10 points de mieux que son principal rival, l'économiste Ashraf Ghani (32,9%), tandis que Zalmai Rassoul, un proche du président Hamid Karzaï, traîne loin derrière avec seulement 11,1%.

Abdullah Abdullah, 53 ans, était arrivé en deuxième position au premier tour de la précédente élection présidentielle, en 2009, avec plus de 30% des voix. Il s'était retiré après avoir dénoncé, comme nombre d'observateurs, des fraudes massives, entraînant de facto la réélection du président Karzaï.

Plus de sept millions d'Afghans se sont rendus aux urnes le 5 avril sans incident majeur malgré les attaques des talibans, sur un électorat estimé à 13,5 millions de personnes, soit une participation nettement plus forte qu'en 2009.

Au total, huit candidats sont en lice pour succéder à Hamid Karzaï, seul homme à avoir dirigé l'Afghanistan depuis la chute des talibans en 2001 et à qui la Constitution interdit de briguer un troisième mandat.

Le vainqueur de l'élection devra conduire le pays dans une ère nouvelle et incertaine après le retrait des forces de l'Otan, d'ici à la fin 2014, qui fait craindre une flambée de violences. Il aura aussi la lourde tâche de redresser une économie jusqu'ici largement dépendante de l'aide financière internationale.

eg/pt

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