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Espagne: un week-end de football en pensant à Vilanova

26/04/2014 10:58 EDT | Actualisé 26/06/2014 05:12 EDT

Une sorte de trêve s'est imposée d'elle-même dans le football espagnol ce week-end après le décès de Tito Vilanova, la Liga faisant corps pour rendre hommage à l'ancien entraîneur du FC Barcelone, mort vendredi à 45 ans des suites d'un cancer.

Minute de silence sur tous les terrains de 1re et 2e divisions, port de brassards noirs: la lutte pour le titre entre l'Atletico, le Real et le Barça est provisoirement passée au second plan pour la 35e journée du Championnat d'Espagne.

La presse sportive a d'ailleurs mis de côté samedi sa traditionnelle segmentation entre titres pro-Barça ou pro-Real Madrid pour saluer unanimement la mémoire de l'ancien joueur et technicien catalan.

"Adieu Tito, ton combat fut une leçon", a titré en "Une" le quotidien sportif madrilène Marca, tandis que As, autre grand journal pro-Real, écrivait: "Tito meurt, le football pleure".

Samedi matin, les joueurs du Barça et leur encadrement sont allés se recueillir au Camp Nou dans un espace aménagé à l'intérieur du stade en mémoire de l'ancien technicien.

Après avoir signé un registre de condoléances, les joueurs ont observé un temps de silence devant un grand portrait de Vilanova. Le président du Barça Josep Maria Bartomeu a fait de même, avant que l'espace d'hommage ne soit ouvert au public.

Dans la foulée, plusieurs milliers de supporteurs s'y sont succédés. A 17h00 (15h00 GMT), 9.880 personnes s'étaient déjà déplacées, a annoncé le club dans un communiqué.

"C'est un moment extrêmement dur, a expliqué le capitaine catalan Carles Puyol au micro de Barça TV. Pendant ces deux années et demie de lutte, Tito a été un exemple pour nous tous, il s'est battu jusqu'au dernier jour, jusqu'au dernier moment, toujours avec force et optimisme (...) Une très grande personne nous a quittés, intègre, exemplaire."

- La tristesse de Guardiola -

Tito Vilanova, adjoint de Pep Guardiola lors de l'âge d'or du Barça entre 2008 et 2012, avait pris les rênes de l'équipe première après le départ de son mentor et ami, mais avait dû se retirer pour raisons de santé l'été dernier après avoir décroché le titre de champion d'Espagne.

Le club catalan a décrété trois jours de deuil avant les obsèques, qui doivent avoir lieu lundi soir (18h00 GMT) à la cathédrale de Barcelone.

Dans ces circonstances, la conférence de presse de veille de match a été annulée et l'entraînement du Barça fermé aux médias.

L'émotion risque de prédominer dimanche à Villarreal, où le Barça jouera (19h00 GMT) pour préserver ses minces chances de conserver son titre national, mais surtout pour honorer la mémoire de Tito Vilanova. Les joueurs respecteront une minute de silence, comme l'a fait le Real Madrid au stade Bernabeu samedi soir lors de la réception d'Osasuna.

De toute l'Europe, les marques de sympathie ont continué à affluer, notamment de Munich, où Pep Guardiola a rebondi comme entraîneur du Bayern.

Le club allemand, qui avait barré la route au Barça de Vilanova au printemps dernier en demi-finale de Ligue des champions (4-0, 3-0), a fait part de sa "profonde tristesse" samedi et organisé une minute de silence avant son match de Bundesliga contre le Werder Brême.

"Mon coeur est avec ses parents, sa femme, ses enfants. Cette tristesse m'accompagnera pour toujours", a déclaré pour sa part Guardiola après la victoire (5-2).

En France, l'ancien défenseur barcelonais Eric Abidal, aujourd'hui à Monaco, a semblé submergé par l'émotion au micro de Canal+. "On a vécu la maladie à un an d'écart, c'était un grand combattant, il restera dans nos coeurs et dans nos têtes, c'était un grand monsieur", a expliqué "Abi", qui s'est remis d'une tumeur au foie.

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