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Syrie: Alep sans électricité depuis une semaine (ONG)

25/04/2014 08:35 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

La région d'Alep, ex-capitale économique, dans le nord de la Syrie, est privée d'électricité depuis une semaine, alors que près de 50 civils ont péri jeudi dans de nouveaux raids aériens menés par l'armée syrienne, a indiqué vendredi l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Alep et sa province "sont privés d'électricité depuis sept jours, après que le tribunal islamique (rebelle) a ordonné la coupure des lignes à haute tension pour faire pression sur (les quartiers tenus par) le régime et le contraindre à cesser de lancer ses barils d'explosifs", a précisé l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Jeudi, au moins 48 personnes, dont sept enfants ont été tuées dans des raids aériens de l'armée syrienne sur la région d'Alep. Trente d'entre eux ont péri dans un raid sur le marché du village d'Atareb, a assuré l'OSDH dans un nouveau bilan.

L'armée syrienne intensifie depuis le 15 décembre ses attaques contre les positions rebelles dans la métropole d'Alep, divisée entre quartiers pro et anti-régime, et sa province.

Selon l'OSDH, les frappes aériennes ont tué ces derniers mois des centaines de personnes, en majorité des civils, et poussé des milliers de familles à s'enfuir.

A l'aube, des combats violents se sont déroulés entre l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), groupe ultra radical accusé par l'opposition de servir les intérêts du régime, et des brigades rebelles, près du village de Halissa qui surplombe des routes importantes pour les renforts militaires dans le nord de la province d'Alep.

Ailleurs, dans la province de Deraa (sud), des combats entre les forces loyalistes et des brigades islamistes, ont fait 31 morts dans les rangs de ces dernières, notamment du Front al-Nosra (branche d'Al-Qaïda en Syrie), dans le secteur de Tal al-Jabié.

Le conflit en Syrie a fait plus de 150.000 morts en trois ans.

Déclenché en mars 2011 par une contestation populaire violemment réprimée, ce conflit s'est transformé en une guerre opposant forces du régime à des déserteurs aidés par des civils armés et des jihadistes venus de l'étranger. Le conflit est devenu plus complexe avec les combats entre rebelles et jihadistes.

rm/sw

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