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Sanctions contre la Russie: Washington va consulter les dirigeants européens (Obama)

25/04/2014 09:10 EDT | Actualisé 25/06/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis vont consulter les principaux dirigeants européens dans la journée au sujet de possibles nouvelles sanctions contre la Russie, a annoncé vendredi le président américain Barack Obama en visite à Séoul.

M. Obama a précisé vouloir coordonner une approche commune avec ses alliés européens, les Etats-Unis ayant conclu que la Russie n'avait rien fait pour mettre en oeuvre l'accord signé la semaine dernière à Genève avec Moscou à propos de la crise en Ukraine.

"Je vais parler avec les Européens à nouveau ce soir, pas tous mais les principaux, afin de m'assurer qu'ils partagent l'évaluation qui est la mienne sur la situation depuis les négociations de Genève", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Selon un haut responsable américain les dirigeants européens associés à cette consultation par téléphone seraient le Premier ministre britannique David Cameron, la chancelière allemande Angela Merkel, le président français Francois Hollande et le chef du gouvernement italien Matteo Renzi.

Washington a en tête plusieurs autres sanctions ciblées contre la Russie "qui sont prêtes à être décrétées", a-t-il ajouté.

Obama a toutefois indiqué que ces nouvelles sanctions, qui devraient être appliquées dans les tous prochains jours, ne viseraient pas des secteurs stratégiques de l'économie russe comme les mines et l'énergie.

Les responsables américains ont assuré que ces sanctions ne seraient envisagées que dans l'hypothèse d'une intervention des forces régulières de l'armée russe dans l'est de l'Ukraine.

"Nous gardons des flèches dans notre carquois", a prévenu le président américain.

De nouvelles sanctions pourraient toucher encore plus durement les réseaux d'affaires proches du président Poutine.

Jeudi soir, le secrétaire d'Etat américain John Kerry avait estimé que Moscou n'avait "pas pris la moindre initiative" pour mettre en oeuvre l'accord conclu à Genève pour faire baisser la tension en Ukraine.

Il avait dénoncé "une erreur coûteuse".

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