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Wall Street finit stable, Apple ne suffisant pas à occulter l'Ukraine

24/04/2014 04:50 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

Wall Street a terminé dans l'indécision une séance décousue jeudi, la performance applaudie du géant technologique Apple ne parvenant pas à occulter des craintes sur l'Ukraine: le Dow Jones a fini parfaitement stable et le Nasdaq a gagné 0,52%.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average n'a pas bougé (0 point) à 16.501,65 points et le Nasdaq, à dominante technologique, s'est adjugé 21,37 points à 4.148,34 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a avancé de 0,17% ou 3,22 points à 1.878,61 points.

D'emblée, le Nasdaq s'est affiché en hausse, emporté par la forte augmentation du titre d'Apple, qui a terminé en hausse de plus de 8%.

Si Apple n'a pas annoncé de nouveau produit phare, le groupe a affiché de gros profits grâce à de bonnes ventes d'iPhone. Il a également décidé de récompenser davantage ses actionnaires par une augmentation de son dividende et de son programme de rachats d'actions.

En outre, le groupe à la pomme a annoncé que son action allait être scindée en 7 dès le 9 juin, ce qui a nourri les rumeurs d'une entrée dans le prestigieux club des 30 valeurs de l'indice Dow Jones Industrial Average.

"C'est clairement le prochain titre qui pourrait faire son entrée dans le Dow: c'est une entreprise phare, à l'histoire longue et pleine de réussites, dont le prix ne fait plus obstacle à son entrée" dans l'indice, a estimé Richard Moroney, éditeur de la lettre d'information Dow Theory Forecasts.

Contrairement au S&P 500, le DJIA est fondé sur la seule valeur du titre de ses membres et non de leurs capitalisations boursières.

Cependant, les récentes sueurs froides du marché sur le secteur technologique, dont certains titres apparaissaient survalorisés en Bourse, n'étaient pas reléguées au passé, et ont pesé sur l'avancée des indices.

"Les résultats d'entreprises sont bons, mais il y a toujours beaucoup de nervosité sur le marché et les courtiers sont toujours plutôt enclins à vendre" dès qu'apparaît "tout signe d'hésitation", a noté Michael James de Wedbush Securities.

La nervosité était aussi liée à l'escalade des tensions entre Kiev et Moscou.

Les autorités ukrainiennes ont lancé jeudi un assaut meurtrier contre les séparatistes à Slaviansk, bastion des insurgés pro-russes dans l'Est, aussitôt dénoncé par la Russie qui a riposté avec de nouvelles manoeuvres à la frontière.

"On ne sait pas où cela va s'arrêter et si cela peut encore empirer", ce qui inquiète généralement les marchés, a noté Brent Schutte de BMO Private Bank.

Sur le front des indicateurs américains, si les commandes de biens durables ont augmenté plus que prévu en mars, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont enregistré une progression plus forte que prévu la semaine dernière.

Le marché obligataire a fini sans direction. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a progressé à 2,688% contre 2,686% mercredi soir, et celui à 30 ans a baissé à 3,464% contre 3,469% à la précédente clôture.

ppa/sl/sam

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