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Vol MH370: quelle direction pour les recherches après le robot sous-marin?

24/04/2014 03:40 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Le robot sous-marin envoyé au fond de l'océan Indien à la recherche de l'épave du Boeing 777 de Malaysia Airlines disparu le 8 mars n'a toujours rien trouvé et sa mission est quasiment terminée, laissant planer un point d'interrogation sur la suite des opérations.

En quelque dix jours, le Bluefin-21, un robot de la forme d'une torpille, équipé d'un sonar, a effectué onze plongées, dans une zone de 400 km carrés, circonscrite à l'aide de signaux acoustiques captés début avril qui sont susceptibles d'être émis par les batteries de boîtes noires.

"Bluefin-21 a sondé plus de 90% de la surface circonscrite", a indiqué jeudi le centre conjoint de coordination des agences (Jacc), chargé d'organiser les recherches. "Rien d'anormal n'a été détecté".

L'Australie mène les opérations pour retrouver le Boeing 777, qui avait à son bord 239 personnes, dont deux-tiers de passagers chinois, alors qu'il effectuait la liaison Kuala-Lumpur/Pékin.

Après avoir changé radicalement de cap pour une raison inconnue une heure après le décollage, il se serait abîmé dans le sud de l'océan Indien, à quelque 1.600 km au nord-ouest de Perth (côte australienne occidentale) selon des données satellitaires.

Mais aucun débris n'a été récupéré par les bateaux qui patrouillent dans l'océan depuis plusieurs semaines, ni aperçu par les avions. Des images satellitaires avaient pourtant détecté des centaines d'objets flottants.

Le Jacc a refusé d'extrapoler sur l'avenir des recherches si le robot sous-marin termine sa mission sans avoir rien trouvé, à plus de 4.500 mètres de profondeur.

"Nous consultons très régulièrement nos partenaires internationaux sur la meilleure façon d'aller vers l'avant", a-t-il indiqué. Les passagers étaient principalement chinois et malaisiens.

- Une zone de recherches modifiée?-

"Pour le moment, nous nous concentrons sur la meilleure piste dont nous disposons", à savoir le "balayage" par le Bluefin-21 d'une zone délimitée, a souligné le Jacc. "C'est d'une très grande importance pour les familles".

Le Premier australien Tony Abbott a indiqué la semaine dernière que les recherches ne seraient pas abandonnées, mais qu'elles seraient "re-pensées", tandis que le ministre de la Défense David Johnston a évoqué l'idée d'un sonar plus puissant que le Bluefin-21.

Le ministre malaisien de la Défense et des Transports Hishammuddin Hussein a lui aussi émis l'idée d'un recours à de nouvelles technologies.

"Je peux confirmer que nous augmentons les ressources pour une recherche en mer profonde", via s'il le faut des accords avec des entreprises privées, a-t-il déclaré mercredi. "Les recherches continuent et c'est une assurance que nous donnons aux familles des passagers".

L'Agence australienne de la sécurité des transports a par ailleurs suggéré que la zone de recherche pourrait être élargie, si les calculs sur la position de l'avion lorsqu'il s'est trouvé à court de carburant --et s'est donc écrasé-- sont révisés.

"La zone des recherches a déjà été modifiée deux fois et il y a toujours la possibilité que de nouveaux examens la fassent à nouveau bouger", a déclaré à CNN le responsable de l'Agence, Martin Dolan.

Depuis la disparition du vol MH370, les opérations de recherches ont été émaillées de fausses pistes. Des débris échoués sur une plage du sud-ouest de l'Australie, découverts mercredi soir, n'ont en fait rien à voir avec le Boeing 777, a annoncé jeudi l'Agence de la sécurité des Transports.

Outre la mission du robot sous-marin, prêté par la Marine américaine, les opérations comprennent une dizaine d'avions militaires et une dizaine de navires qui scrutent les flots de l'océan Indien, dans une zone de quelque 50.000 km carrés, à la recherche de débris, à 1.600 km au nord-ouest de Perth.

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