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Madrid se finance moins cher alors que son économie redémarre

24/04/2014 07:42 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

L'Espagne a emprunté jeudi 5,565 milliards d'euros en obligations à moyen et long terme, profitant encore une fois de marchés cléments pour se financer moins cher, dans un climat général de redémarrage de son économie malgré le chômage élevé.

Le Trésor a bénéficié d'une demande soutenue des investisseurs, qui a été 2,2 fois supérieure à l'offre, ce qui a permis de dépasser légèrement la fourchette visée.

Ses taux d'intérêt à dix ans, échéance de référence sur le marché ont notamment baissé de 3,291% à 3,059% par rapport aux dernières émissions comparables les 20 mars et 3 avril.

Depuis le début de l'année, Madrid a déjà émis pour 57,2 milliards d'euros d'obligations à moyen et long terme, soit 42,9% de son plan de financement annuel qui prévoit l'emprunt de 133,3 milliards, a précisé le ministère de l'Economie.

Le pays devrait d'ailleurs revoir à la baisse, dans les prochains jours, ses besoins de financement pour 2014, a annoncé mercredi le ministre Luis de Guindos, l'expliquant par les coûts d'emprunt plus bas dont bénéficie désormais l'Espagne, qui a retrouvé la confiance des marchés, et par de meilleures recettes fiscales, alors que le pays est sur la voie de la reprise.

La banque centrale a ainsi estimé jeudi que la quatrième économie de la zone euro, frappée par deux récessions en cinq ans, a enregistré au premier trimestre sa plus forte croissance du PIB depuis le début de la crise, il y a six ans, à 0,4%.

Des prévisions qui sont généralement confirmées par les chiffres officiels, attendus le 30 avril.

"Au cours du premier trimestre 2014, l'économie espagnole a prolongé la trajectoire de reprise progressive de l'activité, dans un contexte qui a vu une nouvelle avancée de la normalisation sur les marchés financiers et la consolidation graduelle de l'amélioration sur le marché du travail", a assuré la Banque d'Espagne.

Mais le chômage reste le point noir, avec un taux de 25,73% fin 2013, selon le chiffre révisé publié jeudi par l'Institut national de la statistique (Ine), après un changement de base de comparaison.

"Un pays qui a 26% de chômage part d'un niveau qui est terrifiant", avait reconnu mercredi Luis de Guindos.

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