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Le Vatican dénonce les malentendus autour de la communication du pape

24/04/2014 08:50 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

Le Vatican a vivement dénoncé les malentendus sur la communication privée du pape, notamment autour de ses appels téléphoniques, après une polémique autour de propos qu'il aurait tenus récemment à une femme divorcée argentine.

Le pape François a l'habitude d'écrire ou de décrocher son téléphone pour parler à des personnes qui se sont adressées à lui pour exposer leur situation personnelle difficile. Ces communications privées sont parfois révélées par ses interlocuteurs ou leurs proches, puis mal comprises ou déformées par eux ou par les médias qui y lisent ce qu'ils souhaitent entendre dans la bouche de ce pape très populaire: en l'occurrence des changements libéraux sur les thèmes brûlants du divorce, de l'homosexualité, de l'avortement, etc...

Après un récent appel de François à une Argentine divorcée remariée, dans lequel, selon le compte Facebook de son mari, il lui aurait affirmé qu'elle ne "faisait rien de mal" en allant communier, le père Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a tenu à mettre deux choses au point:

"Etant donné que ces appels ne font absolument pas partie des activités publiques du pape, aucune information ou commentaire n'est à attendre du service de presse du Saint-Siège", a-t-il dit dans un communiqué.

"Ce qui a été communiqué", a-t-il ajouté, et "l'amplification médiatique qui en a résulté ne peuvent donc être jugés dignes de foi, et sont source de désinformation et de confusion", a affirmé le père Lombardi, sans citer spécifiquement l'appel à cette femme argentine.

Donc, "aucune conséquence sur l'enseignement de l'Eglise ne peut être déduite" de cette affaire, a-t-il dit dans ce communiqué au ton très ferme.

La question de l'accès à la communion des divorcés remariés est très sensible dans l'Eglise. Deux synodes sur la famille, cette année et l'an prochain, doivent se pencher sur elle pour trouver une réponse humaine dans le respect de la tradition évangélique.

Les évêques sont très divisés entre eux et la divulgation d'une pseudo-ouverture libérale du pape lors d'une conversation privée n'est pas susceptible d'apaiser les esprits. La mise au point du Vatican est significative d'une certaine tension autour de l'interprétation de la pensée de Jorge Bergoglio, et aussi de visibles désaccords.

En septembre 2013, le Vatican avait dû démentir l'information selon laquelle François aurait téléphoné à un jeune homosexuel de Toulouse, lui disant: "Ton homosexualité, ce n'est pas grave". Il s'était agi selon le Vatican d'un faux appel.

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