NOUVELLES

La direction de l'Impact est disposée à patienter avec Frank Klopas (VIDÉO)

24/04/2014 01:12 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Réputée pour avoir la mèche courte avec ses entraîneurs, la direction de l'Impact a maintenant vu la lumière. Elle a découvert les vertus de la patience.

Dans le cas de Frank Klopas, du moins. Le directeur sportif Nick De Santis lui a accordé un vote de confiance sans réserve, jeudi. Et ce, même si le onze montréalais est toujours en quête d'une première victoire cette saison (0-4-3), ce qui constitue le pire début de campagne de son histoire à ce chapitre.

«Je peux vous assurer que, dès la première journée où ils ont pris cette équipe en mains, les entraîneurs ont fait du gros boulot, très détaillé, a déclaré De Santis en commentant pour la première fois le piètre début de saison du onze montréalais. À chaque entraînement, (Klopas) prépare les matchs à la perfection. Je vois d'ailleurs l'intensité qu'affichent les joueurs à chaque entraînement.

«C'est sûr qu'en ce moment, il y a de la tension, la confiance est fragile. C'est la réalité du sport professionnel. Mais je pense que l'équipe croit en l'entraîneur et elle va s'en sortir.»

La direction de l'Impact n'a pas toujours affiché cette patience dans le passé, notamment quand le club évoluait en deuxième division nord-américaine. John Limniatis, en 2009, a été remercié après quatre matchs, tout comme Zoran Jankovic en 2000. Même De Santis a été forcé de quitter son poste d'entraîneur en 2008, après 10 matchs. Marc Dos Santos, lui, a senti qu'il y avait impasse entre sa vision et celle de la direction, et il remis sa démission après 10 rencontres en 2011.

Et on sait que depuis l'entrée du club en MLS, en 2012, Jesse Marsch et Marco Schällibaum n'ont pas duré plus d'un an chacun.

De Santis a laissé entendre, jeudi, que l'aventure avec Marsch et Schällibaum aurait pu facilement se prolonger si le contexte avait été le moindrement différent. Les propos du directeur sportif, jeudi, semblaient toutefois indiquer qu'il existe un climat de confiance plus solide entre la direction et Klopas qu'il n'y en avait eu auparavant avec les autres entraîneurs. De Santis a notamment parlé d'un «sentiment d'avoir pleine confiance dans ton personnel d'entraîneurs» et du «niveau de confort que nous avons» avec Klopas et ses adjoints.

De Santis s'est par ailleurs dit conscient des critiques à l'endroit de son propre travail.

«Je comprends la frustration et la déception des amateurs, je vis la même chose à chaque jour. Je suis un Montréalais, je suis un Québécois, je ressens tout ce que ressentent les gens, a commenté De Santis. Ont-ils le droit de critiquer? Oui. Et je suis dans une position où je dois l'accepter.»

L'ancien capitaine de l'Impact a toutefois assuré que les membres du personnel technique et lui font tout pour tenter de remettre le train sur les rails. Il a dit avoir appris à mieux gérer les complexités de la MLS, et aussi à mieux gérer ses émotions, comme le président Joey Saputo d'ailleurs.

«Aucun doute, a souligné De Santis. Évidemment, on donne son opinion, on reste impliqué dans le but d'essayer de trouver des solutions, mais en bout de ligne, oui, tu apprends à mieux gérer les situations.

«Il faut mettre les émotions de côté et réagir de la façon la plus professionnelle possible afin de prendre les meilleures décisions pour que le club aille de l'avant.»

De Santis estime que le club relèvera la tête bientôt. Il a noté que l'équipe joue mal depuis quelques matchs en raison d'un manque de confiance, mais elle a quand même disputé «trois ou quatre matchs» auparavant où elle aurait mérité la victoire.

Selon lui, l'Impact est présentement victime d'un manque de profondeur en raison des blessures à plusieurs joueurs. Quand Sanna Nyassi, Hernan Bernardello, Adrian Lopez et Nelson Rivas seront tous de retour, ça changera la donne, a-t-il estimé.

«On a aussi évoqué différents scénarios de joueur désigné, a dit De Santis, en reconnaissant que l'Impact avait le milieu argentin Ignacio Piatti dans sa mire. Mais ça, ce sera en juillet seulement, et on a besoin de résultats d'ici là. Mais je suis convaincu qu'une fois que tout le monde sera en santé, on va s'en sortir.»

De Santis a noté — avec raison, il faut le reconnaître — que le club montréalais est loin d'avoir été sorti de la course pour une place en séries.

«Les autres équipes de l'Est ont également des difficultés, on est à cinq points de la cinquième place et on joue les deux prochains matchs à domicile, a-t-il souligné. Il n'y a pas lieu de paniquer, il s'agit de trouver des solutions.»

L'Impact, qui a disputé ses matchs à domicile au Stade olympique jusqu'ici cette saison, disputera son premier match au stade Saputo, samedi. L'Union de Philadelphie sera alors l'adversaire. Il restait seulement 2000 billets à vendre en vue de cette rencontre, jeudi.