NOUVELLES

Colombie/drogue : les USA "mentent" pour "torpiller" la paix (Farc)

24/04/2014 01:33 EDT | Actualisé 24/06/2014 05:12 EDT

La guérilla colombienne des Farc a accusé jeudi les Etats-unis de "mentir" sur le trafic de drogue en Colombie afin de "torpiller" le processus de paix en cours entre la guérilla et le gouvernement.

"Le gouvernement américain n'aide pas la réconciliation en Colombie avec ses distorsions de la réalité du trafic de drogue", a affirmé à la presse à La Havane le chef de la délégation des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) Ivan Marquez, à la reprise des négociations de paix après une pause pour les fêtes de Pâques.

"Alors que le président (américain Barack) Obama a exprimé son appui au processus de paix, les porte-paroles du département d'Etat (américain) travaillent à contre-courant" en offrant des récompenses pour l'arrestation des leaders des Farc, a jugé le numéro deux de la guérilla.

"Les Etats-Unis mentent à propos du trafic de drogue", affirme un communiqué des Farc qui souligne que Washington "refuse de reconnaître le trafic de drogue réalisé au niveau mondial par la CIA pour déstabiliser des gouvernements légitimes".

Le trafic de drogue est depuis cinq mois le thème en discussion à Cuba entre la guérilla et le gouvernement colombien, après deux accords partiels conclus sur les importants sujets du développement rural et de la participation de la guérilla à la vie politique après la conclusion éventuelle d'un accord de paix général.

Les dédommagements aux victimes de ce conflit d'un demi-siècle, la fin effective des hostilités et le processus de ratification d'un accord éventuel sont les thèmes restant à discuter lors de ces pourparlers qui ont débuté en novembre 2012 à La Havane.

Ivan Marquez a par ailleurs rejeté les accusations de la presse colombienne estimant que le rythme des négociations ralentissait à l'approche de l'élection présidentielle de mai.

"Cette histoire de ralentissement est une fiction, nous travaillons pleinement à la recherche d'un accord sur le sujet en discussion", a affirmé Ivan Marquez.

Comme à son habitude, la délégation du gouvernement s'est abstenue de toute déclaration à la presse à l'ouverture de ce 24e cycle de négociations.

Son chef, l'ex vice-président Humberto de la Calle, n'a pas assisté à la session de jeudi pour un problème de santé et devrait réintégrer l'équipe de négociations dans les prochains jours, a indiqué la délégation gouvernementale.

fj-jhd/hdz/lv

PLUS:hp