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Ukraine : une solution à la crise "de plus en plus difficile" à trouver (Steinmeier)

23/04/2014 12:53 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Une solution à la crise en Ukraine est de "plus en plus difficile" à trouver à mesure que le temps passe, a estimé mercredi le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, au cours d'une visite en Moldavie.

"Chaque jour qui passe (...) rend une solution de plus en plus difficile", a-t-il déclaré dans une conférence de presse à Chisinau, appelant Moscou et Kiev à saisir "la chance de désescalade" offerte par le compromis international conclu à Genève la semaine dernière.

Il s'exprimait alors que le ton est de nouveau monté entre Moscou et les Occidentaux, qui s'accusent mutuellement d'orchestrer les actes de leurs partisans et déploient leurs troupes près des frontières ukrainiennes.

M. Steinmeier et son homologue français Laurent Fabius ont fait une brève visite en Moldavie pour assurer Chisinau de leur soutien à sa volonté de signer un accord d'association avec l'Union européenne.

La Moldavie est l'un des deux pays de l'ex-bloc soviétique, avec la Géorgie, à avoir paraphé un accord d'association au sommet du Partenariat oriental de l'UE à Vilnius en novembre, après le retrait soudain de l'Ukraine.

La Moldavie doit signer formellement cet accord fin juin et M. Fabius a estimé que cela ne poserait pas de problème en ce qui concerne les relations entre ce petit pays et la Russie.

"Il n'y a aucune contradiction, bien au contraire, avec la poursuite de vos bonnes relations avec la Russie", a-t-il déclaré pendant la conférence de presse.

Chisinau craint des pressions de la Russie et une répétition de ce qui s'est passé en Crimée, dans la région séparatiste pro-russe de Transdniestrie.

Cette région avait fait sécession, avec le soutien de Moscou, à l'issue d'une guerre en 1992, un an après la chute de l'URSS, mais son indépendance n'a été reconnue par aucun pays.

La Russie y maintient depuis des soldats, contre la volonté du gouvernement moldave, et malgré l'engagement pris en 1999 de les retirer.

"Nous allons faire de notre mieux afin de ne pas permettre une aggravation de la situation dans la région", a déclaré pour sa part le Premier ministre moldave, Iurie Leanca, faisant allusion à la Transdniestrie.

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