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Syrie: appel de l'ONU pour lever les obstacles à l'aide humanitaire

23/04/2014 05:45 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Les responsables de cinq agences de l'ONU ont lancé mercredi un appel commun aux belligérants en Syrie afin qu'ils lèvent les obstacles à l'aide internationale.

"Trop souvent, les belligérants refusent tout accès humanitaire à ceux qui en ont besoin", écrivent les cinq responsables, soit Valerie Amos (Bureau des Affaires humanitaires de l'ONU), Anthony Lake (Unicef), Antonio Guterres (HCR), Ertharin Couzsin (Programme alimentaire mondial), et Margaret Chan (OMS).

La situation humanitaire continue de se détériorer jour après jour, ajoutent les signataires, qui ont déjà lancé un appel similaire il y a un an, resté sans effet.

9,3 millions de Syriens ont besoin d'aide, dont 3,5 millions sont privés d'assistance.

Les cinq responsables exigent un accès humanitaire sans condition à toutes les victimes. Ils demandent que les sièges imposés par les deux camps à des civils soient levés dans des quartiers d'Alep, la vieille ville de Homs, Yarmouk, l'est de Ghouta, Moadhamieh, Nubl et Zara.

Les combats se sont intensifiés ces dernières semaines à Alep, où au moins un million de civils ont désormais besoin d'une assistance.

La plupart des routes sont coupées et bloquées par différents groupes armés et la ville est encerclée.

A Alep, il n'y aurait plus que 40 médecins pour une population de 2,5 millions de personnes, contre 2.000 avant le conflit, selon l'ONU.

Un tiers des usines de traitement de l'eau du pays ne fonctionnent plus, 60% des centres de santé sont détruits et 3,5 millions de personnes vivent en état de siège ou n'ont pas accès aux secours.

"Comme agences humanitaires, nous faisons tout ce que nous pouvons pour sauver des vies et alléger les souffrances, même en mettant en danger nos collègues sur le terrain. Nous savons que ce que nous faisons n'est pas suffisant. Pour que nous puissions faire davantage, ceux qui sont engagés dans ce conflit horrible, et ceux qui ont de l'influence sur les parties, doivent faire plus", concluent les cinq chefs d'agences de l'ONU.

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