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Mort d'un otage frnaçais: le Mali condamne un "acte odieux"

23/04/2014 06:02 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Le gouvernement malien a qualifié d'"acte odieux", la mort de l'otage français Gilberto Rodriguez Leal, annoncée mardi par le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'ouest (Mujao), un groupe jihadiste qui avait revendiqué son enlèvement.

"C'est avec tristesse et indignation que le gouvernement malien a appris la mort" de l'otage français enlevé le 20 novembre 2012, "par des terroristes"", indique un communiqué gouvernemental publié mardi soir.

"Le Mali condamne avec la plus grande fermeté cet acte odieux digne d'un autre âge", ajoute le texte, estimant que "cet assassinat lâche et ignoble (...) démontre à quel point les terroristes que nous combattons de toutes nos forces ont du mépris pour la vie humaine et le modèle de société démocratique et libre que nous nous efforçons de construire".

Le gouvernement malien s'engage à "apporter tout concours utile visant à traquer, arrêter et juger les auteurs de ces crimes odieux".

La mort de l'otage a été annoncée par un responsable du Mujao.

"Nous annonçons la mort de Rodrigues. Il est mort, parce que la France est notre ennemie", a déclaré mardi dans une brève communication téléphonique à l'AFP Yoro Abdoul Salam, sans préciser quand, où et dans quelles circonstances l'otage était mort.

Le président français François Hollande a affirmé que "la France fera tout pour connaître la vérité sur ce qui est arrivé à Gilberto Rodrigues Leal et elle ne laissera pas ce forfait impuni".

"Il y a tout lieu de penser que notre compatriote est décédé depuis plusieurs semaines du fait des conditions de sa détention", a-t-il affirmé.

M. Rodrigues Leal, 62 ans, avait été enlevé le 20 novembre 2012 par des hommes armés dans l'ouest du Mali, près de la ville de Kayes, alors qu'il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie.

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