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Elections générales en Guinée-Bissau: taux de participation record à 89,29% (officiel)

23/04/2014 11:38 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Le taux de participation aux élections présidentielle et législatives du 13 avril en Guinée-Bissau a été de 89,29%, un record pour ce pays lusophone d'Afrique de l'Ouest, a annoncé mercredi à Bissau la Commission électorale nationale (CNE).

"Ces élections ont eu le taux de participation le plus élevé de toute l'histoire des élections en Guinée-Bissau avec 89,29%", a déclaré le président de la CNE, Augusto Mendes, en communiquant devant la presse les résultats complets provisoires de la présidentielle et des législatives.

"La nouveauté dans ces élections générales est qu'il n'y a pas eu de recours. Cela démontre la transparence et le respect strict des lois", s'est réjoui M. Mendes.

Les résultats publiés mercredi ne changent pas les classements précédemment établis. Pour être définitifs, ils doivent être proclamés par la Cour suprême qui, officiellement, a un délai de six jours pour se prononcer sur leur validité.

Pour la présidentielle, José Mario Vaz, candidat du Parti africain pour l'indépendance de la Guinée-Bissau et du Cap-Vert (PAIGC, principal parti), est arrivé en tête avec 40,89%. Il est suivi de Nuno Gomes Nabiam (24,79%), un candidat indépendant qui avait le soutien de l'ex-président Kumba Yala décédé le 4 avril.

José Mario Vaz et Nuno Gomes Nabiam seront départagés par un second tour le 18 mai, a rappelé la CNE. La campagne pour ce scrutin s'étendra du 2 au 16 mai.

Il n'y aura en revanche pas de second tour pour les législatives, auxquelles le PAIGC a obtenu plus de la moitié des sièges de députés (57 sur 102).

Le Parti de la rénovation sociale (PRS, de Kumba Yala) a obtenu 41 sièges. Les quatre derniers sièges sont allés à trois petites formations: le Parti de la convergence démocratique (PDC, deux sièges), l'Union pour le changement (UM, un siège) et le Parti de la nouvelle démocratie (PND, un siège).

Le processus électoral en cours en Guinée-Bissau doit rétablir la légalité constitutionnelle deux ans après le putsch d'avril 2012, intervenu entre les deux tours d'une présidentielle.

Le putsch avait été mené par l'actuel chef de l'armée, le général Antonio Indjai, inculpé il y a un an aux États-Unis pour son implication dans le trafic de drogue dont le pays est devenu une plaque tournante en Afrique de l'Ouest ces dernières années.

Ancienne colonie portugaise devenue indépendante en 1974, la Guinée-Bissau est depuis abonnée aux coups d'État, une instabilité qui a facilité sa transformation en un lieu privilégié pour les narcotrafiquants sud-américains.

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