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Centrafrique: liberté provisoire pour les journalistes accusés d'outrage envers la présidente

23/04/2014 05:32 EDT | Actualisé 23/06/2014 05:12 EDT

Les deux journalistes centrafricains emprisonnés à Bangui pour outrage, diffamation et incitation à la haine dans des articles visant la présidente de transition Catherine Samba Panza, ont été remis en liberté provisoire, a annoncé mercredi une source judiciaire.

"Le parquet a décidé de remettre en liberté provisoire mardi soir Patrick Stéphane Akibata, directeur de publication du journal Le Peuple, et Régis Zoumiri du journal Le Palmarès, en attendant leur procès", a affirmé à l'AFP une source du parquet de Bangui.

"Il s'agit d'une libération provisoire qui ne met pas fin à l'action judiciaire toujours en cours", les deux journalistes étant poursuivis pour outrage, diffamation et incitation à la haine, a précisé cette source.

Les directeurs de la publication des quotidiens Le Palmarès et Le Peuple avaient été arrêtés les 7 et 15 avril, avant d'être tous deux déférés à la prison centrale de N'garagba (Bangui) où ils étaient détenus.

L'Observatoire des médias a jugé "injurieux" l'article publié dans le Palmarès, intitulé "Catherine Samba Panza, cette cancre qui nous gouverne". Régis Zoumiri, du Palmarès, a été placé en garde à vue pour avoir violé les dispositions du Code de déontologie et d'éthique de la presse et son journal suspendu une semaine.

Quant à Patrick Stéphane Akibata, du Peuple, il a été arrêté pour avoir repris dans son journal un article d'abord paru sur un site d'information en ligne étranger, intitulé "De l'illégitimité et de la moralité douteuse de la présidente de transition". Le texte affirme notamment que Mme Samba Panza "a été élue à la suite d'une campagne à coups de billets de banque".

Selon le dernier classement mondial annuel de l'organisation Reporters sans frontières (RSF), paru en février, la liberté de la presse en Centrafrique a considérablement reculé pour atteindre la 109e place sur 180 pays.

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