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Vidéo embarrassante : le syndicat défend les deux bagagistes d'Air Canada

21/04/2014 06:00 EDT | Actualisé 21/06/2014 05:12 EDT

Les deux bagagistes d'Air Canada qui apparaissent dans une vidéo virale où des valises sont jetées de plusieurs mètres dans un chariot travaillaient dans l'urgence afin de respecter l'horaire de départ de l'appareil, a soutenu leur syndicat, lundi.

Lorsqu'il n'y a plus de place à l'intérieur de l'avion pour les bagages à main, les bagagistes sont contraints d'amener le surplus à l'extérieur et de le disposer rapidement ailleurs afin de ne pas retarder le départ, a indiqué Bill Trbovich, porte-parole de l'Association internationale des machinistes et des travailleurs de l'aérospatiale.

Mais les escaliers jusqu'au tarmac sont si abrupts qu'il est dangereux de les dévaler avec une lourde valise, a expliqué M. Trbovich. De son côté, dit-il, « la direction accentue la pression [sur les bagagistes] pour que les avions partent à l'horaire prévu ».

Air Canada a indiqué que les deux bagagistes, dont les gestes ont été captés par un passager à l'aéroport Pearson de Toronto, avaient été suspendus et risquaient le congédiement. C'est le résultat de l'enquête en cours qui déterminera s'ils seront congédiés, a indiqué la porte-parole Angela Mah. Le transporteur s'est excusé de ce qu'il qualifie de « manutention tout à fait inacceptable de valises de nos passagers ».

Dans cette vidéo, prise par un passager du hublot d'un appareil amarré à l'aérogare, on voit un employé laisser tomber des valises, du haut de l'escalier d'une porte d'embarquement, jusque dans un chariot de bagages situé sur le tarmac, cinq ou six mètres plus bas. Un autre employé récupère les bagages et les transborde dans un autre chariot-remorque.

La vidéo, mise en ligne le 18 avril sur YouTube sous le titre « Comment Air Canada manipule votre valise », a déchaîné les passions sur les médias sociaux. Si certains ont dénoncé les pratiques du transporteur aérien, d'autres se sont portés à sa défense, estimant qu'il ne faut pas généraliser à partir des gestes d'un seul employé. « Une chance que mon ordinateur n'est pas là-dedans », a pour sa part commenté le vidéaste amateur en voyant s'écraser une autre valise sur les bagages dans le chariot.

M. Trbovich a indiqué que le syndicat n'avait pas encore décidé de la pertinence de déposer un grief. Mais il a fait valoir que le transporteur pourrait aider à prévenir de tels incidents en faisant respecter ses propres restrictions sur les bagages à main.

Aussi, le porte-parole a souligné que les employés sont désormais sous la surveillance accrue de quiconque peut prendre des photos ou des vidéos avec son téléphone. Il ne suffit pas de simplement faire son travail de façon sécuritaire et au meilleur de ses capacités, a-t-il soutenu.

« Vous êtes constamment à regarder derrière vous. Vous tentez de faire votre travail, et vous devez être conscients de votre position dans l'espace, pour éviter des blessures, une chute ou autre, et pour voir si quelqu'un prend votre photo par le hublot d'un appareil », a-t-il poursuivi.

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