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RDC: libération d'un journaliste amnistié, selon une ONG

21/04/2014 03:17 EDT | Actualisé 21/06/2014 05:12 EDT

L'ONG congolaise Journaliste en Danger (JED) a annoncé la libération lundi à Kinshasa d'un journaliste amnistié après trois ans de prison pour "participation à un mouvement insurrectionnel" en République démocratique du Congo.

JED "exprime son soulagement à la suite de la libération, par voie d'amnistie, lundi 21 avril 2014, de Patrick Palata, directeur de Canal Congo Télévision (CCTV), station provinciale émettant à Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo", dans le sud-ouest de la RDC, indique-t-elle dans un communiqué.

M. Palata, qui était emprisonné à la prison militaire de Ndolo, à Kinshasa, avait été arrêté le 6 janvier 2011 à Matadi et condamné en appel le 8 avril 2012 à 20 ans de prison pour "participation à un mouvement insurrectionnel" suite à ses contacts présumés avec l'ex-général Faustin Munene, rappelle l'ONG.

Cet ancien officier de l'armée était notamment accusé de "tentative de coup d'Etat" en novembre 2010 dans la province du Bandundu (ouest). Arrêté au Congo voisin, il n'a jamais extradé et a été condamné début mars 2011 à la prison à vie par contumace par un tribunal militaire.

Le 11 février, le président Joseph Kabila a promulgué une loi d'amnistie concernant des faits insurrectionnels, faits de guerre et infractions politiques commis en RDC entre le 18 février 2006, date de promulgation de la Constitution, et le 20 décembre 2013, date d'approbation du projet de loi par le gouvernement.

Samedi, la ministrede la Justice, Wivine Matipa, a annoncé une première vague de plus d'une centaine de bénéficiaires, parmi lesquels, entre autres, des personnes mises en cause dans l'affaire Munene ou dans l'ex-rébellion Mouvement du 23 mars (M23), vaincu début novembre par l'armée et les Casques bleus.

JED rappelle que deux autres journalistes, Fortunat Kasongo et John Mpoyi, sont détenus depuis plus de deux ans à la prison militaire de Ndolo pour des accusations similaires de participation à un mouvement insurrectionnel. L'ONG ajoute qu'ils "devraient également bénéficier de cette loi d'amnistie".

hab/jlb

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