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Syrie: contre-offensive rebelle dans le centre de Homs (ONG)

20/04/2014 10:10 EDT | Actualisé 20/06/2014 05:12 EDT

Les rebelles syriens ont lancé dimanche une contre-offensive dans la Vieille ville de Homs (centre), prenant le contrôle de plusieurs bâtiments dans des zones tenues par le régime, a indiqué une ONG.

Les forces du régime de Bachar al-Assad avaient lancé il y a près d'une semaine l'assaut contre le Vieux Homs, dernier bastion des insurgés dans cette ville, assiégé par l'armée depuis deux ans.

"Les rebelles ont repris l'initiative, et ont pris le contrôle de plusieurs bâtiments dans le secteur de Jeb al-Jandali" à Homs, a indiqué Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

Au même moment, des affrontements opposaient rebelles et militaires aux abords de la Vieille ville et l'armée a attaqué les rebelles dans leur dernier carré à coup de tirs de roquettes et en faisant usage de chars.

La contre-offensive des insurgés a débuté après que le front Al-Nosra, la branche d'Al-Qaïda en Syrie, allié des rebelles, a tué cinq militaires dans un attentat suicide à la voiture piégée contre un barrage de l'armée samedi dans le secteur de Jeb al-Jandali, à l'est de la Vieille ville assiégée.

Les rebelles sont parvenus à pénétrer dans ce quartier suite à l'abandon par des militaires d'un barrage contrôlant l'accès à Jeb al-Jandali, tenu par le régime depuis un an et demi.

L'entrée des rebelles dans ce secteur "a détourné l'attention des loyalistes qui voulaient attaquer la Vieille ville et qui à présent sont occupés à défendre leurs positions" à Jeb al-Jandali, a commenté M. Abdel Rahmane.

En février, près de 1.500 civils ont été évacués du Vieux Homs grâce à un accord entre armée et rebelles négocié par l'ONU. Mais près de 1.200 rebelles et quelque 180 civils se trouvent encore au coeur de cette ville, surnommée en 2011 "capitale de la révolution".

Les violences ont aussi touché dimanche la place Arnous, dans le centre de Damas, où un homme et ses deux enfants ont péri dans une attaque aux obus de mortiers.

Les forces rebelles, présentes dans la banlieue de la capitale, lancent régulièrement des obus sur Damas, tenu par le régime, notamment lorsque les combats font rage dans la périphérie de la ville.

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