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Amstel Gold Race - Gilbert: "J'ai attendu que ça fasse très mal"

20/04/2014 01:13 EDT | Actualisé 20/06/2014 05:12 EDT

"Gagneur avant tout" de son propre aveu, Philippe Gilbert a mis la main sur l'Amstel Gold Race dimanche, quatre jours après son succès dans la Flèche Brabançonne.

A Valkenburg, le Wallon a gagné sous les yeux de sa femme et de ses enfants qui, a-t-il précisé, venaient pour la première fois depuis deux ans: "Pour eux, ce seront des beaux souvenirs plus tard, pour moi des moments plus forts encore en émotions. Je suis comme un débutant dans la tête, je suis toujours aussi passionné par ces courses-là."

Q: Comment s'est passé le final ?

R: "Avant le Cauberg, j'ai été bien emmené par Burghardt qui m'a placé en bonne position. Ensuite, il était prévu que Samuel Sanchez attaque au pied. Je n'ai pas été surpris par son attaque, mes adversaires un peu plus. Ils ont dû réagir. J'ai attendu le moment où je sentais que c'était le meilleur, que ça fasse très mal avant d'accélérer. Après il faut pouvoir résister. J'ai pris l'intérieur du virage, je me suis concentré à cent pour cent et j'ai fait la différence. Au briefing, on avait parlé du vent dans le dos. Mais je connais très bien la région et je sais que le vent du matin n'est pas toujours celui de l'après-midi, il tourne souvent. Heureusement, c'est resté dans la même direction, c'était parfait."

Q: Votre démarrage a rappelé votre saison 2011 quand vous étiez irrésistible...

R: "Il y a trois ans, j'étais un peu plus fort que maintenant, j'avais gagné avant dans la saison mais il est vrai que chez BMC, la situation est différente. Je travaille toujours sur les courses par étape pour mes leaders comme Evans, Van Garderen, maintenant Samuel Sanchez, et je fais souvent une croix sur les victoires d'étape. Ca fait partie du jeu, je travaille pour eux comme aujourd'hui ils travaillent pour moi. On est une grande équipe, on a des ambitions sur toutes les courses."

Q: Quel est le changement par rapport à l'an dernier ?

R: "J'ai eu un bon hiver. Après une saison décevante l'année passée, je me suis refermé sur moi-même, j'ai vraiment refusé toutes les demandes, etc. Je me suis uniquement entraîné, encore plus soigné qu'avant et ce sont des sacrifices qui payent. J'ai pu commencer la saison avec moins de poids. Je suis à un poids très intéressant et on sait que le poids pour un cycliste est le pire ennemi. J'évacue mon pire ennemi et c'est plus facile."

Propos recueillis en conférence de presse.

jm/mg

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