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Avalanche sur l'Everest: les recherches se poursuivent, l'espoir s'amenuise

19/04/2014 08:54 EDT | Actualisé 19/06/2014 05:12 EDT
Radio-Canada

Les recherches pour trouver les corps de guides népalais emportés vendredi dans l'avalanche au sommet de l'Everest ont repris samedi, mais sans véritable espoir de trouver des rescapés.

Les corps de 13 guides ont été retrouvés jusqu'ici alors que trois autres sont toujours portés disparus. Les sherpas ont été ensevelis par la neige au moment où ils préparaient la venue d'alpinistes pour la haute saison.

Ils « sont sous la neige depuis 24 heures », a déclaré Dipendra Paudel, un responsable du ministère népalais du Tourisme. « Nous espérons retrouver les corps, mais nous ne pouvons toujours pas confirmer un bilan de 16 décès », a-t-il ajouté.

C'est tôt vendredi matin que l'avalanche s'est déclenchée à quelque 5800 mètres d'altitude dans une zone surnommée « popcorn field », en raison de gros blocs de glace ronds, sur la traversée très dangereuse de la cascade de glace de Khumbu.

Une centaine d'alpinistes et de guides se trouvaient dans les camps supérieurs de la montagne l'avalanche s'est détachée. Une nouvelle voie devra être tracée pour permettre leur retour.

Il s'agit de l'accident le plus meurtrier de l'histoire de l'Everest. En 1996, huit personnes avaient trouvé la mort sur deux jours.

Elles avaient été, surprises par une violente tempête lors d'une ascension.

En 1995, 42 personnes ont été tuées dans le pire accident d'alpinisme jamais enregistré au Népal dans une avalanche qui a déferlé sur un camp près du mont Everest.

Cette année, les autorités népalaises a délivré des autorisations d'ascension pour 334 étrangers. 

« Tout le monde était un peu terré dans sa tente »

Hélène Leroux, rédactrice en chef des émissions Découverte et la Semaine verte à Ici Radio-Canada, a été témoin de l'avalanche meurtrière.

En entrevue dimanche matin à Ici Radio-Canada, Mme Leroux a dit qu'elle pensait maintenant abandonner son projet d'ascension de la montagne, qu'elle préparait depuis de nombreuses années.

« À mon avis, une vie ça vaut plus qu'une ascension. Ma réflexion est assez avancée. Je n'ai pas beaucoup dormi la nuit dernière, j'ai beaucoup réfléchi à ça, j'ai beaucoup réfléchi à mon fils qui est l'amour de ma vie. C'est sûr que dans ma tête, je reporte et je reporte la décision, mais plus ça va et plus je sens que je vais vers ça [l'abandon du projet] ». 

Au lendemain de la catastrophe, Mme Lereoux rapporte une atmosphère empreinte de tristesse au camp de base.

« On n'a pas vu énormément de gens aujourd'hui », dit-elle. « Tout le monde était un peu terré dans sa tente ».

D'habitude, il n'y a pas de son de moteurs ni ne véhicule dans cet univers, dont le silence est désormais déchiré par le bruit des hélicoptères, explique Hélène Leroux.

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