NOUVELLES

Wozniak veut aider le Canada à écrire une page d'histoire en Fed Cup

18/04/2014 02:41 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
Canada's Aleksandra Wozniak returns the ball to compatriot Heidi el Tabakh during their first round match fin the French Open tennis tournament at the Roland Garros stadium in Paris, Sunday, May, 27, 2012. (AP Photo/Christophe Ena)

QUÉBEC - Dix ans après avoir fait ses débuts en Fed Cup, Aleksandra Wozniak n'a rien perdu de son enthousiasme quand il s'agit de représenter son pays dans cette compétition. Et c'est encore plus vrai ce week-end.

La Blainvilloise de 26 ans est résolue à aider le Canada à écrire une page d'histoire lors de son duel de barrage du Groupe mondial I contre la Slovaquie, au Peps de l'université Laval, à Québec.

Une victoire permettrait en effet au Canada d'accéder au groupe des huit meilleures nations du tennis en 2015 pour la première fois.

«Un grand défi nous attend en fin de semaine et c'est la raison pour laquelle nous voulons offrir notre meilleur tennis et gagner ce match», a précisé Wozniak, à l'issue du tirage au sort qui a déterminé qu'elle disputera le premier simple de la confrontation contre Jana Cepelova, 52e joueuse mondiale.

«C'est toujours un privilège et un honneur pour moi de représenter mon pays à la Fed Cup et je vais tout faire pour aider notre équipe à passer à l'autre étape.»

Eugenie Bouchard, 18e joueuse mondiale, affrontera Kristina Kucova, classée 137e, dans l'autre simple samedi. Le lendemain, on aura droit aux simples inversés, après quoi la Torontoise Sharon Fichman et Gabriela Dabrowski, d'Ottawa, joueront le double contre Cepelova et Janette Huscova.

Wozniak a toujours répondu présente chaque fois qu'elle a reçu l'invitation de représenter son pays dans cette compétition. En 16 sélections, elle détient le record canadien du plus grand nombre de victoires en simple, avec 30. Son palmarès cumulatif est de 38 victoires et neuf défaites.

Son expérience a incité le capitaine de l'équipe canadienne, Sylvain Bruneau, à faire appel à elle pour les matchs de simple plutôt qu'à Fichman, même si celle-ci bénéficie d'un meilleur classement (89e contre 157e).

Wozniak a démontré sa force de caractère en février contre la Serbie lorsqu'elle a vaincu Vesna Dolonc en trois sets et donné le ton à la victoire du Canada.

C'était une belle façon pour elle de renouer avec la compétition après en avoir été écartée en 2012 et 2013 en raison des blessures.

Limitée à sept tournois en 2013 par une blessure à l'épaule, elle avoue qu'elle a parfois été en proie aux doutes mais qu'elle n'a jamais perdu sa passion pour son sport.

«Je ne savais pas trop à quoi m'attendre avec cette blessure. Il y avait seulement 40 pour cent de chances que je parvienne à éviter l'opération. Mais ma persévérance m'a beaucoup aidée à passer au travers. Et j'ai eu le soutien de mon entourage, ce qui a fait la différence.»

La dernière fois que le Canada a disputé un match de barrage pour accéder au Groupe mondial I, c'était en 2004. Il avait perdu 3-2 face à la Suisse. Wozniak, la recrue au sein d'une équipe misant sur Marie-Ève Pelletier et Stéphanie Dubois, avait été envoyée dans la mêlée pour disputer le quatrième simple, qui n'avait plus d'incidence sur le résultat final puisque la Suisse s'était assurée une avance insurmontable de 3-0.

Un des meilleurs souvenirs de Wozniak à la Fed Cup demeure toutefois sa victoire contre l'Argentine Gisela Dulko dans un match de barrage du Groupe mondial II en 2006 à Edmonton.

Même si la Slovaquie sera privée de trois de ses quatre meilleures joueuses ce week-end — Dominika Cibulkova (10e), Daniela Hantuchova (30e) et Magdelena Rynarikova (37e) —, on ne prend rien pour acquis dans le camp canadien.

«Il faut faire attention en Fed Cup, car des joueuses moins bien classées se sentent parfois en mission dans ce type de compétition, a prévenu Bruneau. Et n'oublions pas que Cepelova a disputé plusieurs matchs récemment à Charleston, s'inclinant en finale après avoir vaincu Serena Williams en deuxième ronde.»

Le capitaine slovaque Matej Liptak a pour sa part souligné que la confrontation du week-end permettra de découvrir les vedettes montantes de son pays.

«Nos meilleures joueuses actuelles sont absentes, mais le temps est peut-être venu à la nouvelle génération de s'affirmer et ce sera peut-être le cas en fin de semaine.»

INOLTRE SU HUFFPOST

15 espoirs du tennis