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Accord sur l'Ukraine: la Maison Blanche va "observer de près" la Russie

18/04/2014 04:56 EDT | Actualisé 18/06/2014 05:12 EDT

Les Etats-Unis, très sceptiques quant aux intentions de Moscou, ont prévenu vendredi leurs partenaires russes qu'ils comptaient les "observer de près" pour s'assurer qu'ils respectent les engagements de l'accord de Genève destiné à apaiser la crise en Ukraine.

La conseillère à la sécurité nationale du président Barack Obama, Susan Rice, a jugé que Moscou devait au plus vite juguler les séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine et laisser les observateurs de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) se rendre sans entrave dans la région en crise.

"Nous allons observer de près la Russie pour voir si elle endosse ou non la responsabilité qui lui incombe d'user de sa considérable influence pour juguler et faire en sorte que les milices irrégulières se retirent des bâtiments qu'elles occupent", a déclaré Susan Rice. "Et nous verrons dans les prochains jours si la Russie respecte ses engagements", a-t-elle poursuivi.

L'accord conclu à Genève jeudi entre l'Union européenne, les Etats-Unis, l'Ukraine et la Russie prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés dans les villes ukrainiennes. Nombre d'observateurs, Barack Obama en tête, sont toutefois sceptiques quant au fait que le document permette une désescalade sur le terrain.

Dès l'annonce de l'accord, M. Obama a d'ailleurs prévenu que d'autres sanctions américaines et européennes à l'encontre de Moscou seraient prises en cas d'impasse. "Je ne pense pas qu'on puisse être sûr de quoi que ce soit à ce stade. (...) Il faudra encore plusieurs jours pour voir si les déclarations se concrétisent", a-t-il dit depuis la Maison Blanche jeudi.

Et au département d'Etat, le scepticisme prévalait aussi vendredi. "L'accord prend effet immédiatement, il y a donc clairement des mesures qui doivent être prises" pour amorcer une désescalade, a martelé la porte-parole de la diplomatie américaine Jennifer Psaki.

"Je ne vais pas faire de prédiction sur notre degré de confiance. Je dirais que nous sommes lucides quant au bilan de la Russie, dans le passé, pour ne pas mettre en oeuvre des mesures" agréées, a critiqué Mme Psaki. "Nous verrons si, cette fois, ils agissent", a encore mis en garde la porte-parole américaine. "S'ils ne prennent pas de mesures, il y aura des conséquences", a-t-elle répété.

"Nous sommes lucides, dans le sens où nous voulons les voir agir. Il ne s'agit pas simplement d'avoir un accord sur le papier", a insisté la responsable du département d'Etat.

Simultanément, le Kremlin a répondu vendredi que la Russie refusait d'être tenue pour seule responsable du respect de l'accord de Genève et jugeait "inacceptables" les menaces de nouvelles sanctions américaines.

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