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Visite du roi du Maroc au Sahara occidental, à quelques jours d'un vote à l'ONU (AFP)

17/04/2014 02:22 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Le roi du Maroc Mohammed VI effectuait jeudi une rare visite au Sahara occidental, à Dakhla (sud), où il accomplira la prière du vendredi, a indiqué un correspondant de l'AFP.

Ce séjour du souverain chérifien, le premier dans l'ex-colonie espagnole depuis plusieurs années, intervient à quelques jours d'un vote sensible au Conseil de sécurité sur la reconduction de la mission de l'ONU dans la région (Minurso).

Aucune information sur son programme dans cette ville située à 200 km de la frontière mauritanienne n'a été divulguée par les médias officiels.

Outre des vidéos diffusées par plusieurs médias électroniques montrant la population l'accueillant à son arrivée, Mohammed VI devrait y accomplir la prière du vendredi, selon le correspondant de l'AFP. Pour le reste, il pourrait s'agir d'une visite privée, a-t-il ajouté.

Alors que plusieurs ministres se trouvent également sur place, le quotidien indépendant Akhbar al-Yaoum évoque toutefois la perspective de l'inauguration d'une "zone franche" devant constituer "un pont vers l'Afrique", sur la base du "modèle de développement" récemment élaboré par le Conseil économique, social et environnemental (CESE).

Ce plan prévoit de mobiliser sur 10 ans plus de 13 milliards d'euros, en déterminant des pôles économiques et en favorisant l'investissement privé. Parmi les secteurs ciblés figure celui des énergies renouvelables.

Vaste territoire de moins d'un million d'habitants, le Sahara occidental est majoritairement contrôlé par le Maroc depuis le départ du colonisateur espagnol, dans les années 1970.

Rabat propose un plan d'autonomie sous sa souveraineté, mais celui-ci est rejeté par les indépendantistes du Polisario, soutenus par Alger.

La Minurso est chargé de surveiller le cessez-le-feu depuis 1991.

L'an dernier, un projet de résolution américain avait toutefois suggéré d'élargir son mandat à la surveillance des droits de l'Homme, entraînant une réaction courroucée du Maroc. Washington avait renoncé.

Afin de ne pas revivre le même scénario, Rabat s'est fortement mobilisé cette année. Samedi dernier, le roi a appelé le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon pour le mettre en garde contre les "options périlleuses", allusion manifeste au précédent de 2013.

Le vote du Conseil de sécurité est prévu mercredi 23 avril.

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