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Soudan du Sud: fusillade près d'une base de l'ONU, "plusieurs" blessés (maire)

17/04/2014 07:51 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Plusieurs personnes ont été blessées au cours d'une fusillade ayant éclaté alors qu'une foule en colère manifestait à l'extérieur de la base de l'ONU dans la ville de Bor, détruite par le conflit qui ravage le Soudan du Sud, a indiqué le maire.

"Des jeunes manifestaient (aux abords de la base) et des coups de feu ont été tirés", a déclaré à l'AFP Nhial Majok, le maire de Bor, ajoutant qu'au moins 14 jeunes hommes ont été vus avec des blessures par balles.

Le maire a indiqué que les manifestants et les Casques bleus de l'ONU ont échangé des coups de feu, mais qu'on ne savait pas qui avait tiré.

"Certains des jeunes étaient armés", a-t-il dit, ajoutant que la situation "revenait au calme".

Toby Lanzer, responsable du programme d'aide humanitaire pour la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (Minuss), s'est dit "outré par l'attaque de jeunes hommes armés contre des civils cherchant refuge" à l'intérieur de la base de la Minuss.

Cette base héberge près de 5.000 civils qui ont fui les combats dans une des régions les plus disputées de ce conflit ravageant le jeune pays.

Le conflit au Soudan du Sud, qui a fait des milliers de morts et près de 900.000 déplacés, a éclaté le 15 décembre dans la capitale Juba, avant de rapidement s'étendre à d'autres Etats clés du pays, en particulier ceux du Haut-Nil (nord-est), d'Unité (nord) et du Jonglei (est). Alimenté par une vieille rivalité politique, il oppose le président sud-soudanais Salva Kiir à son ex-vice-président Riek Machar, limogé en juillet 2013.

Plus de 67.000 civils sont réfugiés à l'intérieur des bases de l'ONU à travers le pays, afin de se protéger d'un conflit qui a pris une dimension ethnique, opposant les peuples Dinka de Salva Kiir et Nuer de Riek Machar.

"Nous ne nous laisserons pas décourager", a lancé Toby Lanzer.

La ville de Bor, capitale de l'Etat du Jonglei, a changé de main à plusieurs reprises depuis le début du conflit.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a mis en garde mercredi contre un risque de famine alors que les combats connaissent une recrudescence.

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