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Obama dit n'avoir aucune certitude que l'accord sur l'Ukraine sera appliqué

17/04/2014 04:06 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Le président des Etats-Unis Barack Obama a dit jeudi n'avoir aucune certitude que l'accord conclu sur l'Ukraine à Genève permette une désescalade sur le terrain et prévenu que d'autres sanctions américaines et européennes à l'encontre de Moscou seraient prises en cas d'impasse.

"Je ne pense pas qu'on puisse être sûr de quoi que ce soit à ce stade. La possibilité existe que la diplomatie puisse conduire à une désescalade de la situation", a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche.

Mais, a-t-il souligné, "il faudra encore plusieurs jours pour voir si les déclarations se concrétisent". Avec les Européens, "nous avons préparé des mesures supplémentaires que nous pouvons imposer contre les Russes si nous ne voyons pas d'amélioration réelle de la situation", a-t-il dit.

"J'espère que nous verrons une application (de l'accord) dans les prochains jours, mais je ne pense pas qu'on puisse compter dessus, étant donné ce qu'on a vu dans le passé", a déclaré le président américain.

L'accord conclu à Genève entre les Etats-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'Ukraine prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés. La mission de surveillance de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) sera chargée d'aider les autorités ukrainiennes à mettre en oeuvre ces mesures.

Evoquant en outre "le geste d'intimidation" des forces russes massées près de la frontière avec l'Ukraine, Barack Obama a dit voir "la main de la Russie" derrière le "chaos" actuel dans l'est et le sud de l'Ukraine.

"Mais la Russie a l'occasion de changer d'approche. Nous les encourageons à le faire", a-t-il déclaré.

Barack Obama a aussi dit s'être entretenu jeudi par téléphone avec la chancelière allemande, Angela Merkel.

"Les dirigeants ont souligné que la Russie devait prendre des mesures immédiates et concrètes pour conduire à une désescalade de la situation dans l'est de l'Ukraine, notamment en usant de son influence sur les forces irrégulières dans l'est de l'Ukraine, pour qu'elles rendent les armes et quittent les bâtiments qu'elles ont saisis", a détaillé la Maison Blanche.

Un autre coup de fil était prévu plus tard avec le Premier ministre britannique, David Cameron.

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