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Mozambique: des membres de la Renamo propches de l'intégration dans l'armée

17/04/2014 03:39 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

La Renamo, ancienne guérilla devenue principale force d'opposition, a annoncé jeudi avoir obtenu un compromis avec le gouvernement pour que des observateurs internationaux supervisent l'intégration de ses combattants dans les forces armées nationales.

Adriano Muchunga, porte-parole de l'ancienne guérilla antimarxiste, a dit que des experts aideraient à identifier des combattants susceptibles de rejoindre la police et l'armée.

"Quiconque a l'âge requis, les capacités physiques et le savoir-faire peut rejoindre la police", a-t-il dit à l'AFP.

Il a qualifié l'accord survenu mercredi soir avec le gouvernement dirigé par le Frelimo -au pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1975- de "grand pas en avant" mais a dit que le texte final entre les deux parties n'avait pas encore été signé.

Il a ajouté que le mouvement n'était pas encore parvenu à un accord pour rendre les armes.

En 2012, les combattants de la Renamo, sous l'autorité de leur dirigeant Afonso Dhlakama, sont retournés dans leur cache, dans les montagnes de Gorongosa, dans le centre du pays, lançant souvent des attaques meurtrières.

"La seule façon de faire cesser les armes, est d'intégrer nos hommes dans des institutions qui font usage d'armes. Au Mozambique, c'est la police et c'est l'armée", a-t-il dit.

La Renamo veut que ses hommes soient intégrés aux forces armées "à de hauts niveaux" pour représenter la moitié de la totalité des forces de sécurité.

Elle a demandé aussi que ses combattants trop âgés pour un service actif bénéficient de pensions.

Les observateurs internationaux viendront des pays voisins, l'Afrique du sud, le Botswana, le Zimbabwe, le Kenya, mais il y en aura aussi des Etats-Unis, du Royaume uni et d'Italie.

Fondé un an après l'indépendance du Mozambique, en 1975, la Renamo est une ancienne guérilla antimarxiste reconvertie en mouvement d'opposition après la fin de la guerre civile mozambicaine qui a fait un million de morts entre 1977 et 1992.

Les deux parties ont engagé des pourparlers de paix pour faire cesser la violence.

Les négociations entre le gouvernement et la Renamo doivent reprendre lundi.

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