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Inde: étape cruciale pour les élections avec plus de 20% des sièges en jeu

17/04/2014 12:52 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

La plus importante phase de vote pour les élections législatives en Inde s'est ouverte jeudi, étape clé dans la bataille qui oppose le parti nationaliste hindou donné favori au Parti du Congrès de la dynastie Gandhi.

Les électeurs de 121 circonscriptions, soit plus de 20% des 543 circonscriptions en jeu, ont commencé à se rendre aux urnes dans 12 Etats pour cette cinquième phase d'un marathon électoral qui s'achèvera le 12 mai.

"Le vote a commencé à 07H00 dans le calme", a déclaré Umesh Sinha, le responsable des élections de l'Etat de l'Uttar Pradesh (nord).

Parmi les près de 200 millions d'électeurs appelés à voter jeudi figurent les habitants de Bangalore (sud), capitale de la haute technologie qui abrite les locaux de Microsoft et Google en Inde et est une ville cruciale dans le duel entre le Congrès et le Bharatiya Janata Party (BJP) du candidat nationaliste hindou Narendra Modi.

Dans l'Etat du Chhattisgarh (centre), où une attaque de rebelles maoïstes a tué 14 personnes pendant le week-end, le début du scrutin a été marqué jeudi par une nouvelle attaque à la bombe contre une ligne de chemin de fer dans le district de Bokaro, qui a interrompu la circulation des trains.

Le parti du Congrès, dirigé par Sonia Gandhi et qui domine le paysage politique depuis l'indépendance, est donné perdant, usé par dix ans de pouvoir, des scandales de corruption à répétition et une économie au ralenti.

Sonia Gandhi a attaqué frontalement Modi lors d'un meeting mercredi, estimant qu'il était un risque pour la tradition laïque de l'Inde et représentait "une combinaison dangereuse de fanatisme religieux, de pouvoir et d'argent".

La fille de Sonia, Priyanka, âgée de 42 ans, a fait une irruption remarquée dans la campagne en s'en prenant également au candidat du BJP.

"L'idéologie du Congrès est d'unir le peuple et de maintenir l'unité du pays tandis que celle de l'opposition est de diviser", a-t-elle déclaré.

Le leader du BJP a riposté mercredi soir en estimant que la famille Gandhi avait comme "seule obsession d'abattre Modi". "Mais Modi ne perd pas et ne meurt pas", a-t-il dit, parlant de lui à la troisième personne, cité par des médias indiens.

Il a par ailleurs refusé de demander pardon pour les émeutes sanglantes qui ont ensanglanté en 2002 le Gujarat, l'Etat qu'il dirige depuis 2001.

"Si je suis coupable, pendez-moi sur la place de la ville", a-t-il déclaré dans un entretien à une chaîne de télévision.

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