NOUVELLES

Des Franco-Torontois craignent la réélection de Rob Ford

17/04/2014 08:52 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Alors que le maire Rob Ford lancera officiellement jeudi soir sa campagne électorale, nombre de leaders de la communauté franco-torontoise affirment que le français a subi un recul sous sa gouverne.

L'ancienne présidente du comité français de Toronto, Clarisse Ngana, cite l'exemple de la dissolution, peu après l'arrivée au pouvoir de M. Ford, de son groupe, ainsi que d'autres comités consultatifs, pour des raisons d'économie budgétaire.

Un autre comité francophone a été formé l'an dernier, mais son budget est incertain.

Mme Ngana a affirmé en entrevue à la Presse canadienne que le maire « n'a jamais cru aux francophones ».

Interrogé par Radio-Canada au sujet de l'idée de rendre Toronto bilingue comme Ottawa, Rob Ford avait écarté cette possibilité après son élection, répondant simplement qu'il « ne parle pas français ».

Cela dit, même l'ardent défenseur du comité français, le conseiller municipal Peter Milczyn, a affirmé dans le passé que le groupe devait faire plus pour justifier son budget.

Pour sa part, Richard Kempler, qui souhaite créer une Maison de la francophonie à Toronto, affirme que « pour Rob Ford, le français est la 16e langue parlée à Toronto », dépassé par le mandarin et l'hindi notamment.

« Il oublie, dit-il, le côté fondateur. »

Le directeur de campagne de Rob Ford, son frère Doug Ford, attend des milliers de personnes pour son lancement électoral, jeudi soir. Des dizaines de Torontois ont reçu des appels automatisés au cours des derniers jours, pour les inviter à y assister.

Doug Ford vante le bilan de sain gestionnaire de son frère, qui affirme que sa consommation de crack est de l'histoire ancienne. 

PLUS:rc