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Coupe de la Ligue - Paris SG: Cavani, Jekyll ou Hyde?

17/04/2014 09:17 EDT | Actualisé 17/06/2014 05:12 EDT

Porté aux nues puis voué aux gémonies: Edinson Cavani doit méditer ces derniers jours sur la vitesse à laquelle on passe d'un statut à l'autre et voudra sûrement faire taire les critiques samedi contre Lyon en finale de la Coupe de la Ligue.

Pendant des semaines, on l'a encensé, soulignant l'abnégation d'un avant-centre valant 64 millions d'euros qui avait accepté de se sacrifier en s'excentrant autour de l'autre star Zlatan Ibrahimovic.

Pendant des mois où le Paris SG semblait intouchable en France et déroulait lors de la phase de groupes en C1, on s'enflammait sur son travail défensif et son travail dans l'ombre d'Ibra, tout en rappelant qu'avec 25 buts toutes compétitions confondues, il gardait son efficacité létale.

On se disait que finalement entre les 60 millions de Falcao à Monaco et les 64 de Cavani c'était le PSG qui avait fait la bonne affaire. En confiance, Cavani, le discret, s'était même récemment permis un petit appel du pied pour une augmentation en donnant une interview à L'Equipe où il rappelait sa situation.

Et, puis patatras! Est venue l'élimination à Chelsea. Sans Ibrahimovic, il avait été replacé dans l'axe, sa position de prédilection. Mais alors qu'il devait s'y épanouir, il avait raté les occasions qui auraient pu en faire le héros sauveur de Paris. Certes, il avait mouillé le maillot en défendant souvent comme arrière gauche... Mais, surtout on s'attendait justement qu'à ce moment, Cavani justifie le montant de son transfert et de ses émoluments en étant un leader qui tire l'équipe vers le haut.

- Leonardo prend sa défense -

Cinq jours plus tard contre Lyon, Cavani, toujours dans l'axe, met une tête sur la transversale en début de rencontre mais rate ensuite une grosse occasion lors d'un match où sa prestation est sans relief... Le titre, sans échapper au PSG, est repoussé de quelques jours, mais surtout, il est désormais dans l'oeil du cyclone, désigné comme le principal responsable de la crise du PSG, orphelin de Zlatan, qui au demeurant avait été aux abonnés absents avant de se blesser contre Chelsea à l'aller.

L'ancien directeur sportif du PSG Leonardo, qui avait recruté Cavani, a défendu son ancien joueur lors de son passage à Paris après l'élimination, soulignant que la blessure à la cuisse droite de l'Uruguayen est arrivé au "mauvais moment". "Il a joué 200 matches (avec Naples). Il est arrivé, il a joué tous les matches et il a +craqué+ (blessé). Il a été 40 jours blessé et on lui demande de revenir à son meilleur niveau tout de suite pour la Champions League".

Le mental de l'Uruguyan a aussi été certainement affecté par son divorce qui l'a vu effectuer plusieurs voyages dans son pays. Le Matador, comme le PSG, sont à la croisée des chemins avec cette finale de la Coupe de la Ligue. Après l'élimination contre Chelsea, la saison laissera de toute façon un goût d'inachevé mais un doublé championnat-Coupe de la Ligue permettrait de faire mieux que la saison dernière (victoire en championnat).

A l'inverse, budget et effectif obligent, une défaite en finale ferait que la saison du club parisien serait perçue comme ratée malgré le titre en L1.

Même constat pour Cavani: pour faire oublier la semaine dernière, il doit être décisif contre Lyon au Stade de France pour être le Docteur Jekyll soulevant son premier trophée avec le maillot parisien. S'il se loupe, "Edi" qui porte le même prénom que le héros de Stevenson (Edward, Eddie) sera un Mister Hyde du PSG et sera désigné comme un des responsables de la saison mitigée du club.

pgf/nip/dhe

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