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Appels à l'aide et amour filial: les derniers messages des lycéens dans le ferry

17/04/2014 03:58 EDT | Actualisé 16/06/2014 05:12 EDT

Messages de panique, de désespoir et d'amour filial, nombre d'adolescents sud-coréens ont appelé leurs parents alors que le ferry qui les transportait vers une île du sud du pays s'est immobilisé, avant de sombrer.

Près de 300 personnes, dont beaucoup de lycéens en voyage scolaire, manquaient encore à l'appel jeudi, au lendemain du naufrage.

"Je t'envoie ceci au cas où je ne puisse plus te le dire. Maman je t'aime", a écrit Shin Young-Jin sur son smartphone. "Oh, mais je t'aime moi aussi!", lui a répondu sa mère, qui ignorait alors que son fils tentait d'échapper à la mort, dans un bateau qui coulait vers le fond.

A la différence de beaucoup d'autres, cet échange a une fin heureuse. Le jeune garçon est un des 179 rescapés de l'accident.

Kim Woong-Ki, 16 ans, a envoyé un message texto désespéré à son frère aîné, implorant son aide alors que le bateau basculait vers l'avant.

"La pièce dans laquelle je suis penche à 45 degrés, mon téléphone ne marche plus très bien", écrit Kim. "Ne panique pas, fais ce qu'on vous dit de faire et tu vas t'en sortir", lui répond l'aîné. L'adolescent fait partie des 287 personnes dont on est sans nouvelles.

Le ferry a semblé heurter un obstacle et s'est immobilisé brusquement. L'équipage a alors demandé aux passagers de ne pas bouger de leurs sièges ou leurs cabines, une attente qui a duré plus d'une trentaine de minutes, selon les témoignages.

Lorsque le ferry a piqué du nez, beaucoup ne pouvaient plus sortir, glissant au fond des couloirs.

"Papa, ne t'en fais pas. Je porte mon gilet de sauvetage et je suis avec les autres filles. Nous sommes dans le bateau, dans le couloir", écrit une lycéenne, identifiée dans la presse par son seul prénom, Shin.

Son père lui ordonne de sortir à tout prix mais il était trop tard. "Papa, je ne peux pas. Le bateau penche trop. Le couloir est plein de gens", dit-elle dans son dernier message.

D'autres encore appellent directement leurs parents.

"Elle m'a dit que le bateau basculait et qu'elle ne pouvait plus rien voir", raconte une mère au quotidien Dong-A Ilbo. "Elle m'a dit +Je n'ai pas encore mis mon gilet de sauvetage+. Et puis la ligne a été coupée".

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